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Quarante-huit heures sans enfants. C’est tout ce qu’on avait, et on voulait en faire quelque chose de vraiment à nous. Tom voulait du calme, je voulais du beau. On a fini par tomber d’accord sur le 6e arrondissement, ce quartier qu’on traverse parfois en métro sans jamais s’y arrêter vraiment. Le Relais Saint-Sulpice, rue Garancière, nous avait été glissé par une amie qui sait choisir ses hôtels. « Petit, intime, vraiment pas comme les autres. » C’est tout ce qu’on a su avant d’arriver. C’était amplement suffisant pour réserver sans hésiter.
À retenir pour les parents pressés
- Réservez une chambre Deluxe au Relais Saint-Sulpice
- Dînez chez Aux Perchés puis rejoignez les quais illuminés parisiens.
- Traversez lentement le Jardin du Luxembourg pour profiter du calme.
- Réservez rapidement le sauna privé afin prolonger votre détente romantique.
- Terminez votre séjour parisien tranquillement, terrasse rue de Buci incluse.
Dès la rue Garancière, on a senti que ce week-end serait différent
Un quartier qui ralentit dès qu’on quitte le boulevard
En quittant le boulevard Saint-Germain, l’ambiance a changé en quelques mètres seulement. La ville semblait soudain ralentir autour de nous. Rue Garancière, les pavés encore humides reflétaient les lumières jaunes des façades. Quelques mètres plus loin, le chevet de l’église Saint-Sulpice se dressait juste en face de l’hôtel, ses arrondis de pierre et d’ardoise éclairés par une lampe orangée. C’est un détail qu’on n’avait pas vu venir : on est à deux pas de l’une des plus grandes églises de Paris, et pourtant la ruelle est aussi calme qu’un village. Le quartier Saint-Sulpice gardait cette élégance parisienne qu’on aime, sans tomber dans l’agitation touristique.
Pousser la porte d’un hôtel particulier du XVIIIe siècle
La façade de l’hôtel Saint sulpice à Paris 6 s’intégrait parfaitement dans ce décor feutré. Quelques lanternes éclairaient l’entrée d’une lumière douce. En poussant la porte, on s’est arrêtés deux secondes, étonnés. À droite, un grand bureau Art Déco laqué noir, datant des années 30, faisait office de réception. Plus loin, une bibliothèque, un petit salon avec cheminée, des objets africains posés ici et là, un poêle en faïence ancien qui devait avoir traversé deux siècles. Tom a glissé : « On dirait l’appartement d’un oncle qui aurait beaucoup voyagé. » C’était exactement ça.
On a appris plus tard que cet hôtel particulier datait du XVIIIe siècle et avait appartenu à Francisque Gay, fondateur des journaux La Vie Catholique et L’Aube, et figure de la Résistance. Ça a ajouté à l’impression d’être dans un lieu vivant, pas dans une chaîne. Après des semaines trop chargées, cette parenthèse commençait exactement comme on l’espérait.
Notre chambre au Relais Saint-Sulpice, entre charme ancien et confort absolu
Notre Deluxe côté chevet de l’église
Quand la porte de notre chambre s’est ouverte, on a immédiatement ralenti le rythme. La lumière traversait les longs rideaux en lin beige et donnait à la pièce une douceur incroyable. Notre Deluxe donnait côté chevet de l’église, exactement comme on l’avait demandé en réservant. De la fenêtre, on voyait les arrondis en pierre, la chapelle à encorbellement, et même la petite statue du Pélican que les pigeons semblaient se disputer en silence. Tom s’est approché avant même de poser son sac.
Aucun klaxon, aucun bruit de circulation. Honnêtement, ce silence nous a étonnés toute la nuit. On avait presque oublié qu’on dormait au cœur de Paris. Les murs en pierre de taille apparente, le parquet ancien qui craquait un peu, quelques touches contemporaines pour adoucir l’ensemble : on était dans un vrai décor, pas dans une mise en scène.
Salle de bain, baignoire et petits gestes en plus
Le lit, immense, occupait le centre de la pièce, draps épais et parfaitement frais. Sur la petite table, une bouteille d’eau offerte, une bouilloire, des thés, des biscuits. La salle de bain, en marbre clair, avait une vraie baignoire qu’on a utilisée le lendemain matin, un sèche-serviette et l’un de ces miroirs grossissants rétroéclairés qu’on retrouve rarement ailleurs. Le Relais Saint-Sulpice n’a pas de spa à proprement parler, mais propose un sauna gratuit à réserver une heure à l’avance, ce qu’on s’est promis de tester le lendemain soir.
Notre premier dîner à deux qu’on attendait depuis des mois
On a réservé une table chez Aux Perchés, rue Servandoni, à quatre minutes à pied seulement. C’est l’une des plus belles rues du quartier, qui descend tranquillement de Saint-Sulpice vers le Luxembourg. Le restaurant est tout petit, banquettes rouges, ambiance bistrot chic et chaleureuse. Une amie nous avait dit « si vous voulez du vrai romantique sans la foule, c’est Aux Perchés ». Elle avait raison.
Tom a pris l’œuf mariné de la Bigottière en entrée, avec son bouillon de crevettes, ses poireaux grillés et l’anguille fumée. J’ai choisi les rillettes artisanales du Perche, leurs pickles maison. Ensuite, tartare de bœuf au pesto pistache, basilic et parmesan pour lui, le poisson du jour pour moi. On a partagé un verre de Bourgogne en regardant la salle vivre autour de nous. Pendant ce dîner, nos discussions partaient dans tous les sens. On parlait des enfants, évidemment, mais aussi de voyages, de films et de projets oubliés. Personne ne nous coupait au milieu d’une phrase. Ces moments simples nous semblaient presque irréels après nos semaines chargées.
Après le dessert, une mousse au chocolat amer que Tom a presque finie seul, on a marché jusqu’à la Seine. Cinq minutes à peine. On s’est arrêtés sur le Pont-Neuf, accoudés au parapet, à regarder une péniche éclairée glisser sous nous. Cette soirée avait ce mélange parfait d’amour, de douceur et de liberté.
Le bar de courtoisie qu’on n’avait pas vu venir
En rentrant, on est passés devant un petit salon en face de la réception. La veilleuse de nuit nous a indiqué qu’on pouvait nous servir un dernier verre… nous-mêmes. Le bar est caché dans un ancien chauffe-plat mobile du XIXe siècle, décoré de laiton, et les bouteilles sont en libre-service. Un petit carnet est posé à côté : chaque client y note ses consommations à sa discrétion. Tom a éclaté de rire. On n’avait jamais vu un système pareil dans un hôtel. C’est typiquement le genre de geste de confiance qui change l’ambiance d’un séjour. On s’est servi deux verres de porto, on s’est posés sur la banquette, et on a parlé encore une heure dans le silence absolu.
Le lendemain matin, café à la main et zéro horaire
Le petit-déjeuner sous la verrière
Le lendemain, on s’est réveillés beaucoup plus tard que d’habitude. Aucun dessin animé dans le salon. Aucun débat sur les céréales. Juste la lumière douce qui passait entre les rideaux. On est descendus pour le petit-déjeuner, servi dans une salle au sous-sol qui n’a rien d’un sous-sol : une grande verrière laisse entrer la lumière, le sol est en damier de carreaux Carocim glissés dans un parquet de chêne, et au mur, un tapis de la collection « Oiseau » des Lalanne édité par Art Curial. Tom a hésité trois fois entre œufs brouillés et œufs à la coque avant de prendre les deux. Le jus d’orange était fraîchement pressé, les viennoiseries chaudes, et personne ne nous a pressés.
Enfin du temps pour ne rien faire au Luxembourg
Vers dix heures, on a rejoint le Jardin du Luxembourg à pied. Cinq minutes seulement depuis l’hôtel. Dans les allées, plusieurs couples marchaient lentement entre les statues et les massifs fleuris. Les chaises vertes restaient humides de rosée et quelques habitués lisaient leur journal près du bassin central. Le soleil traversait les arbres avec cette lumière dorée qu’on remarque rarement dans le quotidien.
Tom s’est installé près de la fontaine Médicis, ce coin un peu caché du jardin, à l’ombre des platanes, où l’eau coule entre les statues mythologiques. Pendant ce temps, je regardais les feuilles bouger doucement au-dessus des grilles. La nature semblait ralentir toute la ville autour de nous. On avait enfin le temps de profiter sans regarder l’heure toutes les dix minutes. Même nos téléphones restaient oubliés au fond des poches.
Notre plus belle promenade dans Paris 6
De Furstemberg à Saint-Germain
Après le Luxembourg, on a continué sans véritable programme. C’était sûrement le plus agréable. Dans les petites rues autour de Saint-Germain, chaque façade semblait raconter une histoire différente. Tom s’arrêtait devant chaque librairie pendant que je regardais les galeries d’art cachées derrière les grandes portes cochères.
On a fait un détour par la place de Furstemberg, sur les conseils d’un libraire croisé rue Bonaparte. C’est une placette minuscule, pavée, cernée de quatre paulownias, avec un vieux candélabre au milieu. Sans doute la plus belle place secrète de Paris. On s’est assis quelques minutes sur le banc pour la simple beauté de l’endroit. Au numéro 6 se trouve le Musée Delacroix, son dernier atelier transformé en musée. On y est entrés, presque seuls dans les pièces tendues de velours rouge sombre. Le jardin de derrière, avec son grand figuier centenaire, valait à lui seul la visite.
Une pause sucrée chez Pierre Hermé
En remontant vers Saint-Germain, on s’est arrêtés rue Bonaparte chez Pierre Hermé. Tom a craqué pour un Ispahan (rose, litchi, framboise), j’ai pris un Mogador (chocolat au lait, fruit de la passion). On les a mangés debout devant la boutique en regardant les gens passer. Ridiculement simple, ridiculement bon.
Entre les quais de Seine et le Pont des Arts
En descendant vers la Seine, l’ambiance changeait encore. Les quais étaient animés sans devenir étouffants. Quelques musiciens jouaient près des bouquinistes pendant que des couples marchaient doucement au bord de l’eau. On a traversé le Pont des Arts en regardant les bateaux passer en dessous, leurs lumières blanches glissant sur l’eau. Avant de rentrer, on a terminé cette promenade par une crêpe au sucre achetée dans une toute petite rue près de Saint-Michel. Parfaite après plusieurs heures à marcher sans regarder le temps passer.
Ce sauna presque secret qu’on ne voulait plus quitter
En rentrant au Relais Saint-Sulpice, on avait les jambes fatiguées mais l’esprit beaucoup plus léger. À la réception, on nous avait préparé l’accès au sauna, qu’on avait réservé en partant le matin. Cet espace bien-être est petit, discret, presque caché au fond de l’hôtel, mais c’est exactement ce qu’on cherchait. La chaleur douce contrastait parfaitement avec l’air frais des rues parisiennes qu’on avait parcourues toute la journée.
On est restés là longtemps sans beaucoup parler. Après plusieurs semaines chargées, ce calme semblait presque inhabituel. Tom plaisantait déjà sur notre retour brutal à la réalité du lundi matin. Je crois qu’on a fermé les yeux dix minutes sans s’en rendre compte. Pour le dîner, on est restés près de l’hôtel. Le Bon Saint-Pourçain, rue Servandoni juste à côté d’Aux Perchés, qu’on nous avait recommandé pour sa carte des vins anciens. Petite salle de quinze couverts, carte courte, chef au piano visible depuis la table. Tom a craqué pour un vieux Bordeaux que le serveur nous a fait goûter avec un sourire complice.
Notre dimanche parfait entre brunch et derniers pas dans Paris 6
Brunch chez Eggs & Co., rue Bernard Palissy
Le dimanche matin, on a traîné sous la couette beaucoup plus longtemps que prévu. La lumière passait doucement dans la chambre pendant que Paris commençait déjà à s’agiter dehors. Ce week-end en amoureux à Paris filait beaucoup trop vite. On a finalement quitté l’hôtel pour rejoindre Eggs & Co., rue Bernard Palissy, à sept minutes à pied. Une adresse minuscule spécialisée dans les œufs, avec une salle à l’étage sous des poutres apparentes et des plafonds bas (Tom s’est cogné la tête deux fois, j’ai bien ri). Il a pris les œufs Benedict classiques, j’ai choisi des œufs Florentine avec saumon fumé et un cappuccino crémeux. Autour de nous, plusieurs couples prenaient leur temps exactement comme nous. Personne ne semblait pressé de rentrer.
Profiter une dernière fois de ce Paris plus intime
Après le brunch, on a marché lentement au bord de la Seine pour digérer avant de récupérer nos sacs à l’hôtel. Quelques bouquinistes ouvraient leurs boîtes vertes pendant que des péniches traversaient doucement le fleuve. On a traîné quinze minutes devant un étal de vieux Paris-Match des années 60 qu’on n’a finalement pas achetés. Ces derniers moments avaient quelque chose de simple et presque suspendu.
On s’est arrêtés une dernière fois pour un café en terrasse rue de Buci avant de reprendre le métro. Honnêtement, on aurait volontiers gardé quelques heures de plus dans ce Paris calme et romantique. Avant de partir, on a réservé une nouvelle nuit pour notre anniversaire de mariage en mai. La réception nous a souri sans même nous demander si on était sûrs.
Les questions qu’on se posait avant cette escapade parisienne
Quel quartier choisir pour un week-end en amoureux à Paris ?
Saint-Germain-des-Prés et le 6e arrondissement restent un choix idéal pour un week-end romantique à Paris. Vous profitez d’un cadre central, proche de la Seine et du Jardin du Luxembourg, dans des rues pavées pleines de charme.
Quel hôtel réserver pour un séjour en amoureux à Paris 6 ?
Le Relais Saint-Sulpice est notre coup de cœur. Cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, rue Garancière juste derrière l’église Saint-Sulpice, ne compte que 26 chambres. Demandez une Deluxe côté chevet de l’église pour la vue.
Que faire pendant un week-end romantique à Paris ?
Une promenade au bord de la Seine, un dîner dans Saint-Germain, une pause au Jardin du Luxembourg ou une visite du Musée Delacroix créent déjà une escapade parfaite. Ajoutez la place de Furstemberg au crépuscule.
Peut-on profiter de Paris sans programme précis le temps d’un week-end ?
Oui, et c’est même la meilleure façon de vivre Paris autrement. Flâner dans les petites rues, entrer dans une librairie, s’arrêter chez Pierre Hermé ou prendre un café au soleil crée les plus beaux moments.
Quel est le meilleur moment pour partir en amoureux à Paris ?
Le printemps et l’automne offrent une ambiance idéale pour profiter de Paris à deux. Les jardins restent magnifiques, les quais de Seine plus calmes et les hôtels romantiques proposent souvent des offres hors vacances scolaires.