Nos vacances en famille à Lefkada, 15 escales qu'on a adorées

Leucade est la seule île ionienne qu’on rejoint en voiture depuis le continent, par un pont flottant. Pas de ferry, pas d’attente avec les bagages et les enfants : on roule, et Leucade commence. Au couchant, des falaises blanches plongent dans une mer turquoise spectaculaire. À l’est, des criques calmes et peu profondes conviennent aux plus petits. Entre les deux, des villages de l’intérieur, des cascades et des îles voisines à découvrir. Lefkada, Lefkas ou Leucade : le nom change selon les cartes, pas le caractère. L’île est petite par la taille, immense par la variété des paysages. Corfou est plus connue, mais peu d’îles grecques offrent autant de contrastes sur si peu de kilomètres. Ce sont nos 15 lieux préférés, à visiter pendant des vacances en famille.

Pour les parents pressés

  1. Porto Katsiki, la muraille blanche de Leucade au-dessus d’une eau limpide.
  2. Agios Nikitas, le seul village de Leucade resté paisible.
  3. Meganisi, une île voisine quasi-vierge à vingt minutes de Nydri.
  4. Kathisma, la grande plage sauvage de Leucade accessible sans escaliers.
  5. Le cap de Lefkada, le coucher de soleil le plus spectaculaire du voyage.

Le pont flottant d’Agia Mavra, la porte de Leucade

On a baissé les vitres avant même de monter sur le pont flottant qui relie le continent à l’île de Leucade. L’odeur est arrivée d’un coup : sel, algues tièdes, quelque chose d’iodé qu’on n’attendait pas si vite. À gauche, la lagune s’étale, plate et argentée. À droite, le château fort d’Agia Mavra sort de la lagune comme une gravure médiévale.

Le pont est mobile : il s’ouvre pour laisser passer les voiliers. L’accès est gratuit, et la traversée prend à peine deux minutes. Mais ces deux minutes suffisent à comprendre que Leucade est différente des autres Ioniennes. Pas de rupture brutale, juste ce glissement discret entre la Grèce continentale et Leucade, avec la ville de Lefkada et ses plages en toile de fond, Agia Mavra en sentinelle.


Lefkada Town, la capitale de Leucade aux airs de Caraïbes

La capitale de Lefkada surprend dès le premier tour de roue. Tom a sorti son appareil photo avant même qu’on ait garé la voiture. Il cherchait le blanc immaculé des cartes postales de Grèce. Il a trouvé des façades en tôle ondulée peintes de jaune moutarde, de bleu délavé, de vert amande. Héritage des séismes de 1948 et 1953, les maisons de la ville ont été reconstruites avec une ossature bois gainée de métal pour encaisser les prochaines secousses. Le résultat donne à la capitale un air de Caraïbes.

Le centre piéton de la ville de Lefkada se traverse en dix minutes entre la place Agios Spyridonos et la rue Ioannou Mela. On y trouve le mandolato, un nougat aux amandes, et la ladopita, une galette à l’huile d’olive. Pour deux euros, on repart avec un petit carré de lemonopita encore tiède. Avant de partir, on glisse une bouteille de Vertzami dans le sac : ce cépage autochtone de Leucade est quasi introuvable sur les autres îles.

Lefkada Town, la capitale de Leucade aux airs de Caraïbes

Le monastère de Panagia Faneromeni, la halte avec paons et écureuils

On a grimpé aux premières heures, avant de descendre vers les plages. La montée domine la ville de Lefkada, et d’un coup la vue sur la lagune s’ouvre sur toute la largeur. Un paon traversait la cour quand on est arrivés. Inès a sorti son carnet sans qu’on lui dise rien. Elle a passé vingt minutes à croquer la queue déployée pendant que des écureuils filaient entre les colonnes.

Ce monastère de l’île de Leucade est un endroit rare : paons, écureuils, perroquets et cerfs vivent en liberté dans l’enceinte. Pas un zoo, pas une attraction, juste un lieu où les bêtes ignorent les visiteurs. L’accès est libre. On couvre épaules et genoux à l’entrée, c’est la règle partout en Grèce. Tom avait mis un châle dans le sac, ça a suffi. La terrasse ouvre une vue magnifique sur Leucade, jusqu’aux eaux du nord : ce seul panorama vaut le détour, même sans les animaux.

Le monastère de Panagia Faneromeni, la halte avec paons et écureuils

La plage de Kathisma, la grande sauvage de Leucade

On est arrivés en milieu de matinée, après une route sinueuse depuis la ville de Lefkada. L’ouest de cette île grecque serpente sérieusement : si les enfants sont sensibles aux virages, prévois des pauses. Léo a regardé par la fenêtre sans problème ; Inès a gardé les yeux fermés jusqu’au bout. Le parking est plat, sans escaliers, c’est la seule plage du secteur avec douches et tavernes directement sur place. D’autres plages de l’île se méritent par une centaine de marches ; ici, on pose la serviette en deux minutes.

La plage est longue, les parois tombent droit sur le rivage blanc. Le matin d’été, leur ombre couvre le côté des rochers : on a trouvé un coin frais sans chercher. La mer est claire, avec des vagues légères qui brassent sans renverser. Pour 8 euros, on a eu deux jus de fruits frais à la taverne. Parmi les plus belles plages de Leucade, c’est celle qu’on revient voir deux fois dans la même semaine.

La plage de Kathisma, la grande sauvage de Leucade

Agios Nikitas, le village de Leucade qui a gardé son âme

Le soir où on a dîné à Agios Nikitas, les chaises de la taverne touchaient presque le sable. Pour une trentaine d’euros à deux adultes, on a mangé du poulpe grillé avec les pieds nus, le soleil qui glissait sur la mer devant nous. Agios Nikitas est le seul village balnéaire de la côte ouest de Leucade qui ait gardé ses ruelles piétonnes et ses façades blanchies, sans route qui traverse tout. Dans cette partie de l’île, on respire différemment qu’à Nydri.

La plage du village est petite, tranquille, et le fond descend tout en douceur. Inès a joué dans vingt centimètres d’eau pendant une heure sans qu’on ait à surveiller les vagues. À dix minutes le long du sentier, la crique de Mylos attend : plus sauvage, moins fréquentée, un bleu magnifique, presque irréel. C’est l’une des plages les plus belles de Grèce qu’on ait vues à Leucade. On peut aussi y aller en bateau-taxi depuis le village, utile si les enfants ont les jambes fatiguées. Nikitas, on ne la quitte pas sans avoir vu Mylos.

Agios Nikitas, le village de Leucade qui a gardé son âme

Porto Katsiki, la plage iconique à prendre de vitesse

On était garés à Porto Katsiki à 8h45, le parking encore à moitié vide. En haute saison, il est plein avant 10h30 : les 10 euros, on les a glissés sans hésiter. Depuis le haut, la vue plongeait déjà sur la baie, d’un turquoise qui ne ressemble à rien d’autre en Grèce. Les falaises de calcaire blanc de Lefkada dépassent cent mètres au-dessus de la plage.

La descente, c’est environ cent marches taillées dans la roche. Léo les a comptées. En bas, la transparence permet de voir le fond jusqu’à huit ou dix mètres par temps calme. Aucune ombre naturelle sur place : chapeau et crème solaire à préparer avant de partir. Pour ceux qui ratent le créneau du matin, après 17h la foule se disperse et la lumière sur les falaises de Leucade est superbe. Le nord de l’île offre d’autres plages dans un esprit différent.

Porto Katsiki, la plage iconique à prendre de vitesse

Egremni, la sauvage de Leucade qu’on rejoint en bateau en 2026

On a découvert Egremni depuis le large, sans doute la meilleure façon de la voir. La plage apparaît d’un coup, grande bande claire sous les falaises, dans le sud de Leucade, sans parasols ni ponton en vue. Depuis Nydri, l’excursion à la journée coûte autour de 35 euros par adulte et inclut aussi Porto Katsiki dans le même circuit. On débarque sans avoir descendu un seul escalier.

C’est un petit détail qui compte en 2026 : les escaliers piétons d’accès à Egremni sont endommagés par les tempêtes hivernales, sans date de réparation connue. Le bateau reste l’alternative sûre. Elle est à environ 4 km plus au nord, depuis Athani, mais la descendre à pied n’est pas une option cette saison. La Leucade sauvage, loin des ruelles d’Agios Nikitas ou de l’agitation de la ville, se mérite par la mer.

Egremni, la sauvage de Leucade qu'on rejoint en bateau en 2026

Les cascades de Dimosari, la pause fraîche de Leucade

Après une matinée de plage à l’ouest de cette île grecque, la chaleur d’été tape fort à midi. On a garé la voiture à Nydri et pris le sentier qui monte dans la gorge de Dimosari. La fraîcheur arrive avant même les cascades, sous l’ombre des arbres. Le sentier est bien balisé, sans dénivelé brutal. En quarante minutes aller, on est aux bassins.

Léo a grimpé les rochers du premier bassin avant qu’on ait pu dire quoi que ce soit. Le bassin est froid, après la fournaise du matin. Ces activités gratuites, accessibles depuis le parking, sont celles qu’on ne planifie pas et qu’on retient le mieux. C’est aussi une bonne solution les jours de grand vent : quand les plages exposées sont agitées, la gorge reste calme et ombragée tout le jour. Les Grecs appellent encore parfois cette île Leucade, et la gorge en garde quelque chose d’oublié.

Les cascades de Dimosari, la pause fraîche de Leucade

Nydri, le port de la côte est de Lefkada et ses excursions en bateau

Le petit port de Nydri, c’est l’odeur du gazole le matin et les bateaux qui se remplissent vite. La plage sur place est correcte, mais on n’est pas là pour ça. On est là pour embarquer. Les excursions à la journée partent tôt vers Skorpios et le grand sud-ouest, des îles et des plages que Leucade concentre à portée de coque. Pour une cinquantaine d’euros par adulte, on a eu le tour complet sans escaliers à grimper. Tom a raconté à Léo l’histoire d’Onassis en passant devant l’îlot de Skorpios, toujours propriété privée, on longe, on ne débarque pas, mais le nom suffit à faire tourner les têtes. Inès a sorti son carnet dès qu’on a quitté le quai et dessiné chaque île au passage. Le soir, les tavernes débordent sur les quais et on mange du poulpe grillé les yeux dans les îles ioniennes qui ferment l’horizon. C’est là qu’on comprend pourquoi les Grecs appelaient autrefois cette ville Leucade, bien avant qu’Agios Nikitas ne devienne le repère des amoureux de la côte ouest.

Nydri, le port de la côte est de Lefkada et ses excursions en bateau

Meganisi, la petite île voisine presque sans touristes

Le ferry du matin quitte Nydri, et vingt minutes plus tard on débarque sur un quai où personne ne court. C’est le premier truc qui frappe : le silence. Pas de musique, pas de vendeurs, pas de file. Juste des chats et une taverne ouverte. Pour quelques euros l’aller-retour par personne, on change complètement d’île sans changer de jour. Cette petite île est un autre décor que les plages bondées de Lefkada ou les ruelles d’Agios Nikitas. On peut relier les villages à pied ou louer un scooter sur place pour découvrir de petites criques translucides que personne ne partage. On a déjeuné dans un petit village blanc, à l’ombre d’une treille, avec une assiette de poisson posée sans menu. Le retour vers Leucade, en fin d’après-midi, on le prend sans se presser. C’est l’intermède idéal à glisser au milieu d’un programme chargé, entre les îles voisines.

Meganisi, la petite île voisine presque sans touristes

La plage de Mikros Gialos, l’anse familiale de l’est de Leucade

Mikros Gialos, c’est la belle anse qu’on choisit quand l’autre versant de Lefkada est fouetté par le vent. L’anse est abritée, le sable fin, et la surface reste plate même quand le reste de l’île s’agite. Inès a pataugé jusqu’à la taille sans jamais perdre pied, et depuis le bord on voyait les poissons filer sous ses chevilles, dans une transparence totale. Pour 8 euros, on a pris deux transats à l’ombre d’un parasol et on n’a plus bougé. La taverne juste derrière servait encore à 15h, ce qui nous a évité de remballer affamés.

La route depuis Nydri longe la côte est de Lefkada sans les virages serrés du versant opposé, bien loin des lacets d’en face. Pour les enfants sujets au mal des transports, c’est un soulagement concret. Cette partie de l’île de Leucade, moins connue que les plages qui font la une, offre un bord de mer calme loin de toute animation.


Vassiliki, le port du sud où le vent fait la loi

On est arrivés à Vassiliki en début d’après-midi, et le spectacle était déjà lancé. Des dizaines de planches à voile colorées filaient sur l’eau, poussées par un vent régulier et têtu. Le vent « Eric », thermique, souffle chaque après-midi d’été dans le sud de l’île de Leucade avec une constance qui rend l’endroit mythique pour les sports de voile et de kitesurf. La plage du bourg, elle, est une autre histoire : des galets, du vent dans la figure, pas l’idéal pour étaler une serviette avec des enfants. Les plages de cette partie de l’île de Grèce se méritent.

Ce qu’on est venus chercher, c’est le bateau-taxi. Depuis le quai, il emmène jusqu’à la crique d’Agiofili, accessible en quelques minutes. Pour une poignée d’euros par tête, on débarque sur un croissant de galets clairs cerné d’eau transparente, sans accès par la terre, sans parasols en rang. Léo a sauté du ponton avant même que le moteur soit coupé. C’est aussi depuis cette ville que partent les ferries vers les grandes îles grecques de Céphalonie et d’Ithaque, Vassiliki est un carrefour du sud de Leucade, et ça change les perspectives du voyage.


Le cap de Lefkada, le bout du monde au-dessus de la mer ionienne

On a quitté la ville de Vassiliki en fin d’après-midi, et c’est là que ça commence vraiment. La route monte en lacets serrés au-dessus de l’île, avec la mer qui apparaît et disparaît entre les virages. Le phare d’Akrotiri se découvre d’un coup, blanc sur fond de roche, posé au bord du vide. Le parking est juste après, gratuit. Le vent, lui, est là dès le premier pas dehors : un vent de flanc qui colle les cheveux sur la bouche. Tom s’est allongé à plat ventre sur la roche pour cadrer le phare avec la mer en fond. La lumière du soir rasait la falaise de Leucade en orange, et l’ombre du phare s’étirait vers nous. On n’a pas traîné plus de quarante minutes, mais cette vue magnifique sur la falaise et la mer reste l’image qu’on ramène de Lefkada.


Karya, le village de l’intérieur où le temps s’est arrêté

On a filé vers le centre de l’île un matin nuageux, sans plage au programme. Les lacets s’enchaînent vite dans cette région montagneuse de Leucade : au bout du troisième virage serré, j’avais sorti les bonbons au gingembre pour Inès. On s’est arrêtés deux fois pour souffler, et la vue sur la région valait chaque pause.

Karya est le cœur silencieux de Leucade, un village de platanes. Sur la place centrale ombragée, on a déjeuné dans une taverne pour une vingtaine d’euros à quatre, soupe de lentilles et fromage grillé compris. Inès a repéré une boutique d’artisanat juste après : elle a choisi un petit carré brodé à la main, rouge et blanc, qu’elle a tenu serré tout au long du retour.

Le village voisin d’Eglouvi peut se visiter dans la même demi-journée. Ses lentilles sont réputées dans toute la Grèce : on en a rapporté deux paquets, souvenir le plus utile du voyage.


La baie de Sivota, l’escale du soir à l’est de Leucade

On a découvert Sivota presque par hasard, en rentrant d’une matinée de plage. La belle baie s’ouvre sur la côte est de Lefkada, abritée du vent quand l’autre rive s’agite. Les voiliers au mouillage se balancent à peine. Tout est translucide, vert pâle près des rochers de l’entrée où on se baigne sans chercher une plage. On peut aussi plonger depuis le quai.

On s’est posés dans une petite taverne du bord de mer vers 18h. Pour une mezze et deux verres de rosé, on en avait pour une quinzaine d’euros à deux. Une lumière superbe tombait sur la rade, les bateaux de voile rentraient un par un. Sivota est plus calme que Nydri, sans animation ni ferries. C’est exactement pour ça qu’on revient la voir. Le chemin du retour passe à proximité : l’escale conclut le trajet sans le rallonger.

La baie de Sivota, l'escale du soir à l'est de Leucade

Notre retour sur Lefkada Lefkas

Nos lieux phares : Porto Katsiki, Kathisma et Meganisi ont rythmé notre séjour à Leucade.

Les grands moments : L’arrivée sur Egremni, plage découverte depuis le large.

Pause détente : Les belles soirées de Sivota, avec les voiliers au mouillage.

Notre astuce : Arriver à Porto Katsiki avant 9h : parking libre, escaliers vides.

Coup de cœur de la famille : Le cap de Lefkada au coucher de soleil (Tom), l’excursion vers Egremni (Léo), les paons de Panagia Faneromeni (Inès), le Vertzami dégusté à Lefkada Town (Claire).


Ce qu’on aurait aimé savoir avant de partir à Lefkada en famille

Combien de jours faut-il pour bien visiter Lefkada en famille ?

Sept jours minimum sur l’île permettent d’alterner l’est calme, l’ouest spectaculaire, les activités en mer et les villages de l’intérieur, voire un saut en ferry vers Céphalonie ou Ithaque. En dessous d’une semaine, on survole l’île sans vraiment profiter de l’ouest sauvage de Leucade.

Quelle est la meilleure période pour partir à Lefkada avec des enfants ?

Juin et septembre sont idéaux sur l’île : baignade chaude, foule raisonnable, prix plus bas. Au cœur de l’été, Porto Katsiki est bondée avant 10h30 et la chaleur est intense. Septembre reste notre préféré, pour les familles qui peuvent décaler.

Quelles plages de Lefkada sont les plus calmes pour les tout-petits ?

La côte est de Leucade concentre les meilleures options : Mikros Gialos, Desimi et Nikiana, de belles petites plages aux fonds plats, peu profonds et abrités du vent. Kathisma, belle et sauvage, convient aussi aux enfants mais le vent peut lever des vagues l’après-midi.

Comment rejoindre Lefkada depuis Athènes ou l’aéroport de Preveza avec des bagages et des enfants ?

L’aéroport d’Aktion est à 22 km de la ville de Lefkada, soit 20 à 30 minutes en voiture. La location de voiture à l’aéroport est la solution la plus simple avec des bagages et des enfants. Aucun ferry n’est nécessaire pour Leucade : on passe le pont flottant directement.

L’excursion en bateau depuis Nydri vaut-elle le coup avec des enfants ?

Oui, surtout en 2026 où les escaliers d’Egremni sont hors service. Elle permet d’atteindre les deux plages stars sans marcher. Comptez une cinquantaine d’euros par adulte pour la journée complète, îlots compris.