Marché de Noël de La Clusaz : l'hiver où Inès a lâché ma main

On a tellement aimé le marché de Noël de La Clusaz qu’on compte y retourner cet hiver. L’an dernier, on y a passé de sacrés bons moments. Entre les journées sur les pistes et les soirées au marché, on n’a pas vu le temps filer. Le chalet douillet où on logeait y était pour beaucoup. Inès s’endormait heureuse, les joues encore froides. Aujourd’hui, je rouvre mon carnet pour préparer notre retour en famille. Voici ce qu’on a aimé, le ski le jour, les chalets le soir. Avec les dates de l’an prochain, encore à confirmer, et nos repères pour ne rien rater.

Place de l’Église, là où Inès a lâché ma main

On est arrivés à la nuit tombée. On a posé les valises dans la location de chalet pour Noël en Haute-Savoie. La Place de l’Église brillait déjà, à deux pas. Inès a lâché ma main sans un mot. Elle filait vers le premier stand, celui des bougies. Léo, lui, traînait derrière, faussement blasé. Le marché des fêtes s’étirait tout autour de l’église. Entre les guirlandes, les sapins et les rires d’Inès. Tom respirait la cannelle et souriait. On était bien, au cœur du village. La neige tenait sur les toits, tout près.

Le froid piquait les joues, personne ne s’en plaignait. Un accordéon jouait quelque part vers la fontaine. Les lumières de Noël dessinaient un décor de conte. Inès a repéré un renne en bois grandeur nature. Elle l’a caressé comme un vrai animal. Ce premier soir a donné le ton de nos vacances de Noël. On a tourné là une bonne heure, sans but précis.

Les créateurs du marché, nos cadeaux à hauteur d’Inès

Les créateurs tenaient les stands les plus courus. Inès a choisi un savon au miel pour sa maîtresse. Trois euros, emballé dans du papier kraft. Léo voulait un couteau de poche, on a dit non. Une dame tricotait des bonnets juste devant nous. On a noté des idées cadeaux pour toute la famille. Les créateurs venaient des vallées voisines, ça s’entendait dans les voix. Les produits sentaient bon les fermes locales. Un souffleur de verre façonnait des étoiles minuscules. Inès en voulait une pour le sapin de Noël. On a promis d’y penser avant de repartir. Le stand du miel nous a retenus longtemps. C’est là qu’on prépare vraiment Noël, sans écran.

Notre chocolat chaud sur un banc, le rituel de dix-sept heures

Chaque soir, on se retrouvait sur le même banc. Un chocolat chaud pour les petits, un autre pour nous. Inès tenait le gobelet à deux mains. La mousse lui faisait une moustache blanche. Léo soufflait dessus, impatient, jamais assez vite. Autour, l’ambiance de Noël montait doucement. Les guirlandes s’allumaient, les familles se croisaient. Cette ambiance chaleureuse nous a cueillis dès le premier soir. On regardait les gens passer sans se presser. Le banc est devenu notre quartier général. C’est là qu’on a compris qu’on reviendrait.

Place de l'Église, là où Inès a lâché ma main

Les Pestacles du Père Noël, notre rendez-vous de seize heures trente

À La Clusaz, la fin d’après-midi appartient aux Pestacles du Père Noël. C’est un festival de rue, gratuit, le plus grand des Alpes en hiver. On calait notre journée dessus. Vers seize heures trente, la place se remplissait. Des artistes déambulaient, échassiers, drôles de créatures. Inès suivait une fanfare, bouche ouverte. Léo jouait le blasé, puis riait comme les autres. La magie de Noël passait par ces petits riens. On ne savait jamais ce qui surgirait au coin d’une ruelle. Ce festival donne son âme au Noël de la commune.

Zimanège, Crobamaton et Fesse Foraine, le trio qui aimante les petits

Trois animations tournaient chaque jour, de seize heures trente à dix-neuf heures. Le Zimanège, un manège qui avance à la force des jambes. Le Crobamaton, une machine à dessiner farfelue. La Fesse Foraine, ses jeux forains décalés. Inès a pédalé sur le manège dix fois de suite. Léo a gagné une partie truquée, exprès, et l’a adorée. Les artistes en jouaient avec un vrai talent. Ces trois jeux valent tout un parc. On repartait chaque soir les joues rouges. Ils réclamaient déjà le lendemain.

Le programme au fil des jours, du 19 décembre au 2 janvier

Le festival ouvre autour du 19 décembre et tient jusqu’au 2 janvier. Un spectacle sur glace lance les festivités de Noël. Du 26 au 30 décembre, les déambulations reviennent chaque soir. Ce calendrier est celui de l’an passé, décalé pour l’hiver prochain. Je le recroise sur le site officiel avant de réserver. Rien n’est figé tant que le programme de Noël n’est pas publié. Ce genre de rendez-vous se prépare un peu. Un samedi d’ouverture, ça ne se rate pas. On note tout dans le carnet dès l’automne.


Le 24 décembre, la crèche vivante et l’arrivée qu’Inès guettait

Le 24 décembre, on a quitté notre logement plus tôt. Devant l’église, une crèche vivante nous attendait. De vrais santons, un âne, de la paille fraîche. Inès cherchait le Père Noël partout. Il est arrivé à la nuit, cloche à la main. Elle a serré mon manteau très fort. Léo filmait avec mon téléphone, l’air de rien. La foule retenait son souffle avec elle.

La messe commençait derrière nous. Les cloches sonnaient dans le froid piquant. On sentait la magie de Noël sans avoir à la nommer. Inès a pu rencontrer le Père Noël, lui glisser deux mots. Elle lui a demandé de la neige pour le lendemain. Ce moment reste un de nos souvenirs les plus forts. L’esprit de Noël tenait dans ce regard d’enfant. Un instant magique, sans cadeau ni paillette. On est rentrés gelés et heureux. La voiture sentait le froid et le bonheur de Noël.

Le 24 décembre, la crèche vivante et l'arrivée qu'Inès guettait

Entre deux stands, la glace à ciel ouvert et les flambeaux

Le marché ne remplit pas toute la journée. On a cherché d’autres plaisirs d’hiver, à deux pas des cabanes. La station en garde beaucoup sous le coude. On a testé la glace, puis le feu.

La patinoire à ciel ouvert, les chevilles d’Inès et nos fous rires

La patinoire se trouve Place du Pré de Foire, couverte mais ouverte sur le froid. Six euros cinquante pour Tom et moi, cinq euros pour Inès. On a loué les patins juste à côté. Inès s’accrochait à une chaise-luge, les chevilles en coton. Léo tournait déjà comme un pro, forcément. On a ri jusqu’aux larmes. La piste fait mille mètres carrés, de quoi souffler. On y est retournés deux fois dans la semaine. Le froid ne comptait plus, on était lancés. Une buvette servait des boissons fumantes à côté.

La descente aux flambeaux, quand la piste s’embrase le jeudi soir

Une fois par semaine, le domaine offre un spectacle rare. Les moniteurs de ski descendent la piste en serpentin de feu. On s’est massés en bas, cou levé, silencieux. Inès disait que les montagnes avaient pris feu. Léo suivait la traînée de feu, sans un mot. Le ski prend un autre visage à la nuit. On est restés jusqu’au dernier point lumineux. Puis on a couru se réchauffer près des cabanes. La neige crissait sous nos bottes au retour.


Le 31 au soir, la piste qui descend en feu au-dessus des toits

Le 31 décembre, la station se prépare pour le grand soir. Un show de ski illumine la pente, suivi d’un feu d’artifice. On avait gardé Inès éveillée exprès. Elle a tenu, les yeux immenses. Léo lâchait un « waouh » à chaque gerbe. Les couleurs se reflétaient sur la neige fraîche. Tom nous tenait toutes les deux contre lui. On a senti passer quelque chose de magique. Le ciel s’est tu d’un coup, puis tout le monde a crié. Une belle nuit pour clore les fêtes de Noël.

Le 1er janvier, le calme revient en douceur. Un concert réchauffe la Place de l’Église. Des musiciens jouent, un atelier bois occupe les plus jeunes. On a fabriqué une étoile, elle trône encore chez nous. Cette fin d’année là restera à part. Les fêtes de fin d’année prennent un autre goût en montagne. On a célébré simplement, tous les quatre. Un vrai Noël, loin du tumulte des magasins. Léo a dit qu’on n’oublierait jamais ce réveillon.

Le 31 au soir, la piste qui descend en feu au-dessus des toits

Quand on pousse jusqu’à Annecy et dans les villages voisins

Pour l’an prochain, je veux élargir un peu nos sorties. La région déborde de marchés de Noël. On en a testé deux, on en garde d’autres en réserve. Chaque bourg autour a sa propre ambiance de fête.

Le grand marché d’Annecy, la vieille ville en habit de fête

Un dimanche, on a filé à Annecy, à une heure de route. Le marché déroule ses stands dans toute la vieille ville. Les quais, la place Saint-Maurice, les ruelles pavées. Il ouvre fin novembre et tient jusqu’à la nouvelle année. Cent trente-cinq exposants, une piste de glace naturelle aux Jardins de l’Europe. Inès a glissé sur ce lac gelé, façon de parler. La vieille ville prend des airs de conte de Noël. On y a mangé des bugnes tièdes, sucre plein les doigts. Léo voulait rester jusqu’à la nuit.

Les marchés de Noël des Aravis, nos trouvailles de villages

Plus près, les villages des Aravis tiennent leurs propres marchés de Noël. Plus petits, plus intimes, portés par les producteurs. On y a goûté un reblochon fermier, acheté du miel. L’office de tourisme liste les dates de chaque commune. Ces marchés de Noël sentent moins la foule et plus le terroir. On y retournera, carnet en main, pour dénicher de nouvelles idées. Le tourisme local mérite bien ce détour. Un dimanche matin suffit pour en faire deux. Les enfants ont adoré les animaux de la ferme voisine.


Ce qu’on refera l’hiver prochain, mon carnet à la main

De retour chez nous, j’ai tout noté. Ce carnet guide déjà notre prochaine escapade à La Clusaz. Voici nos repères, avec les grands rendez-vous de l’an prochain. Tout reste à confirmer, je recroise le programme avant de réserver. Rien de compliqué, juste de quoi partir sereins.

Rendez-vousDate 2026-2027 (à confirmer)Bon à savoir
Ouverture des Pestaclessamedi 19 décembre 2026spectacle sur glace en lancement
Arrivée du Père Noël et crèche vivante24 décembredevant l’église, en soirée
Show de ski et feu d’artifice31 décembredepuis le bas des pistes
Concert et atelier du Nouvel An1er au 2 janvierpensé pour les plus jeunes
Animations quotidiennes16h30 à 19h, gratuitZimanège, Crobamaton, Fesse Foraine
Patiner à ciel ouvertPlace du Pré de Foire6,50 € adulte, 5 € de 5 à 15 ans

Nos meilleurs bons plans tiennent en quatre lignes :

  • Arriver vers 16h30 pour ne rien manquer des Pestacles.
  • Se garer avant la nuit, les places filent vite.
  • Garder notre banc comme point de ralliement de la famille.
  • Revérifier le programme sur le site officiel avant de réserver.

Avant de reprendre la route, voici ce qu’on a voulu vérifier pour l’an prochain.


Marché de Noël de La Clusaz, les questions qu’on s’est posées

Quelles sont les dates du marché de Noël de La Clusaz ?

Les dates 2026-2027 restent à confirmer. Le festival des Pestacles se tient autour du 19 décembre au 2 janvier. Je recroise le calendrier chaque automne sur le site officiel, avant de réserver notre séjour à La Clusaz.

L’entrée du marché est-elle payante ?

Les Pestacles du Père Noël et les spectacles de rue restent en accès libre. Seules les activités comme patiner ou louer du matériel sont payantes. De quoi occuper toute la famille sans se ruiner.

Où se trouve le marché de Noël de La Clusaz ?

Il s’installe au cœur du bourg, sur la Place de l’Église. La commune se trouve dans le massif des Aravis. On compte environ une heure de route depuis Annecy, en Haute-Savoie.

Que faire avec les enfants au marché de Noël ?

Le Zimanège et les spectacles de rue ravissent les plus petits. Le 24 décembre, ils peuvent rencontrer le Père Noël devant l’église. On ajoute la glace à ciel ouvert et les flambeaux du jeudi soir.

Peut-on coupler avec d’autres marchés de Noël dans la région ?

Oui, sans hésiter. Le grand marché voisin et les fêtes des villages des Aravis complètent le séjour. Toute la Savoie se pare de lumières et de sapins en décembre.