Vacances en septembre : faut-il privilégier la montagne ou l'océan ?

Véronique, ma copine du quartier, a un bébé de dix-huit mois. Elle m’a appelée la semaine dernière. Elle cherche où partir en vacances en septembre, avant la première rentrée de son fils. Sa question m’a ramenée loin en arrière, quand Léo avait le même âge. À l’époque, on hésitait chaque fois entre la montagne et la mer. On a fini par tester les deux. Je lui ai promis de tout lui raconter, le brame du cerf compris.

Pour les parents pressés

  1. Écouter le brame du cerf résonner depuis une terrasse isolée.
  2. Croiser une marmotte filant vers son terrier sur un sentier.
  3. Rejoindre à pied une île bretonne grâce à la marée.
  4. Goûter des huîtres fraîches sur un port breton encore endormi.
  5. Grimper un phare fermé en été, ouvert à la rentrée.

La montagne pour nous, sac au dos et porte-bébé

On partait en pleine semaine, sac au dos, Tom en tête. Léo dormait encore dans son porte-bébé. Inès n’était même pas née. Pour organiser ce genre de virée sans y passer nos soirées, on appelait Madame Vacances. L’agence dénichait toujours un chalet disponible en altitude. Même à la dernière minute, un week-end avant le départ. On n’a plus eu à s’inquiéter du logement.

La montagne en septembre n’a rien à voir avec celle de juillet. La lumière tombe plus doucement sur les crêtes. L’air sent déjà l’automne, même si l’été n’a pas tout à fait lâché prise. Le grand air d’altitude fait du bien après les chaleurs d’été. Cette montagne calme change des sommets bondés de juillet. Les sentiers, pleins de monde en été, se vident d’un coup après la rentrée. On croisait parfois un seul autre randonneur en une matinée entière. Le silence devenait presque étrange, après les foules de juillet et août. Même les refuges gardaient encore quelques lits libres, sans réservation obligatoire des semaines à l’avance.

Le brame du cerf entendu depuis la terrasse

Un soir, vers dix-huit heures, on a entendu un cri rauque monter de la vallée. Tom a soufflé « chut » avant même qu’on demande quoi. C’était le brame du cerf. Il démarre justement à la mi-septembre dans ces massifs, et dure jusqu’à la mi-octobre. On est restés sans bouger. Léo calé contre l’épaule de Tom, jusqu’à ce que le silence revienne sur la vallée.

Le lendemain, sur un sentier plus bas, on a croisé une marmotte. Elle filait vers son terrier sans se presser. Ce genre de rencontre, en pleine saison estivale, n’arrive presque jamais. Trop de bruit, trop de monde sur les pistes en plein été.

Le fromage de la ferme et les carnets sur la table

Le vrai bonheur de ce séjour en altitude est arrivé à table. Une fermière nous a fait goûter un fromage affiné trois mois. Il était encore tiède du garde-manger. Tom en a acheté trois meules, « pour l’hiver », disait-il en riant fort.

On a aussi poussé la porte d’une petite église romane, fraîche et silencieuse. Léo s’est endormi contre Tom. Moi, je feuilletais un vieux carnet de randonnée laissé sur un banc de bois. Douze euros la nuit en camping à cette période. Le double en plein été, pour le même emplacement au bord du torrent.

La montagne pour nous, sac au dos et porte-bébé

La mer, quand la plage nous appartenait presque

On a aussi tenté la mer, une autre année, après la montagne. Direction la Bretagne, avec l’idée simple de ne rien prévoir à l’avance.

En septembre, la mer garde la douceur de l’été sans la foule qui va avec. L’eau reste chaude en surface, même quand l’air fraîchit le soir. Le sable reste chaud sous les pieds jusqu’en fin de journée. On gardait toujours un pull dans le sac, même en plein soleil. Le soleil de septembre reste doux, moins fort qu’en été. Les stations balnéaires, pleines à craquer en été, retrouvaient un rythme presque désert. On choisissait notre coin de bord de mer sans serviette collée à la voisine.

Paddle, marée basse et une île qu’on croyait sauvage

Un loueur du bord de mer nous a filé deux paddles à moitié prix. Activité phare de son stock d’été. Tom, peu à l’aise sur l’eau, a fini assis dessus plutôt que debout. Moi, j’ai tenu trois minutes avant de tomber dans l’eau salée. Léo riait fort dans son porte-bébé, posé sur une serviette.

La grande marée du mois nous a permis de rejoindre une île à pied. On la croyait accessible seulement en bateau. Coefficient énorme, sable à perte de vue. La sensation d’avoir la mer et le monde pour nous seuls. Loin des activités bondées de l’été.

Huîtres sur le port et musée du phare

Sur le port, un pêcheur vendait ses huîtres à la douzaine. Elles sortaient du bassin une heure plus tôt à peine. On les a mangées assises sur un muret, les pieds dans le vide.

L’après-midi, un phare fermé au public en été ouvrait ses portes en septembre. La montée valait le coup. Vue à trois cent soixante degrés sur toute la côte. Six euros l’entrée, guide compris dans le billet.

La mer, quand la plage nous appartenait presque

Montagne ou mer : ce qu’on n’a pas vraiment tranché

On n’a jamais choisi entre la mer et la montagne, on a juste alterné. Chaque option a ses forces. Aucune ne l’emporte vraiment sur l’autre, saison après saison. La montagne nous donnait de l’air et du silence, loin de l’agitation de l’été. La mer nous rendait plus lents, presque paresseux. Dès le premier bain dans une eau encore tiède.

Le choix d’activités reste le premier critère pour nous. Quelques repères qu’on s’est fixés avant de réserver un séjour :

  • Le style d’activités recherché : sports en altitude, farniente au bord de mer.
  • Le budget logement, souvent plus bas dès la rentrée passée.
  • La météo attendue, plus stable en montagne qu’au bord de l’eau.
  • L’âge des enfants et la facilité du trajet en voiture.
CritèreMontagneMer
AmbianceCalme, sentiers vides, air fraisPlages dégagées, eau encore douce
Activités pharesRandonnée, observation animalePaddle, pêche à pied, marées
Budget logementChalets et gîtes à prix douxCampings et locations hors saison
Bon à glisserPrévoir une petite laine le soirVérifier les horaires de marée

Pour les indécis comme nous, alterner d’une année à l’autre reste la meilleure option. On garde ainsi les deux plaisirs, bien différents l’un de l’autre. Sans vraiment trancher entre la mer et la montagne.


Réserver avant que la rentrée ne nous rattrape

Une fois, on a failli tout perdre pour avoir trop attendu. Le gîte repéré affichait complet une semaine avant le départ. Tom avait tout misé sur la dernière minute, sûr de trouver une place facilement. Deux appels plus tard, toujours rien de libre dans le budget prévu.

Depuis, il réserve dès la mi-août. Même sans savoir encore si ce sera la mer ou la montagne. Les meilleures adresses partent vite, même hors saison. Surtout dès qu’elles ont bonne réputation auprès des habitués du coin.

Ce jour-là, on avait fini par trouver un mobil-home à la dernière minute. Loin de la plage, avec vue sur un parking. La leçon a été retenue pour de bon, une fois pour toutes. Depuis, on réserve toujours avant même de choisir la destination finale.


Vacances en septembre : les questions qui reviennent

Vaut-il mieux partir en montagne ou à la mer en septembre ?

Les deux se valent selon l’envie du moment. La montagne offre calme et fraîcheur. La mer garde une eau encore douce. Tout dépend du rythme souhaité pour ce séjour de vacances.

Le matériel nautique est-il moins cher en septembre ?

Oui, souvent loué à prix réduit après la saison. Kayak, planche ou plongée deviennent plus accessibles. Les loueurs préfèrent remplir leur stock avant l’hiver.

Peut-on encore se baigner en septembre ?

L’eau reste agréable la première quinzaine, surtout en Atlantique sud. Elle se refroidit ensuite doucement, jour après jour. Elle garde sa douceur plus longtemps qu’on ne le pense. Un après-midi ensoleillé suffit pour en profiter.

La montagne est-elle accessible avec de jeunes enfants ?

Oui, avec des sentiers courts et bien balisés. Beaucoup de refuges acceptent les poussettes tout-terrain. Se renseigner avant sur la difficulté exacte du parcours.

Faut-il réserver longtemps à l’avance en septembre ?

Mieux vaut s’y prendre dès la mi-août. Les meilleures adresses, même hors saison, partent vite. L’anticipation évite les mauvaises surprises de dernière minute, surtout pendant les week-ends très demandés.