Cet été, nos vacances en famille se passaient à Marseille. Au bout d’une semaine, une envie d’ailleurs nous a pris. Montpellier était à une heure et demie, encore inconnue de nos enfants. Le souci : pas de voiture sur place. La solution s’est trouvée en dix minutes, un covoiturage réservé la veille au soir. Vingt-quatre heures chrono pour découvrir la ville, ses activités et ses coins verts. Un pari un peu fou, avec Inès, Léo et deux sacs à dos. Le lendemain à neuf heures, tout le monde était assis dans la voiture.
Pour les parents pressés
- Courir sur la grande place de la Comédie dès l’arrivée.
- Jouer les critiques d’art devant les toiles du musée Fabre.
- Chasser les feuilles du plus vieux jardin botanique de France.
- Grimper dix-neuf murs colorés avant de défier les grands requins.
- Finir au bord du Lez entre château fort et pétanque.
Le tram jusqu’à la grande place, premier décor du séjour
Tout a commencé par le trajet entre Marseille et Montpellier, réservé sur BlaBlaCar. Le choix des horaires était large, même en plein été. Départ à neuf heures, arrivée en fin de matinée. Notre conducteur, un étudiant montpelliérain, a partagé ses bons plans pendant tout le voyage. Léo, 11 ans, l’a bombardé de questions sur sa ville.
En descendant, premier réflexe : le tram ligne 1 vers le centre historique. Inès a collé son front à la vitre dès le départ. La rame nous a laissés au bord de la place de la Comédie. Ce lieu impressionne d’emblée les enfants. L’esplanade est immense, bordée de façades claires et de terrasses. Inès, 7 ans, a filé droit vers la fontaine des Trois Grâces. La place est un terrain de jeux à ciel ouvert. Léo a préféré les artistes de rue installés autour.
On a posé les sacs le temps d’un premier repérage. La Comédie est le point de départ rêvé d’un séjour en famille à Montpellier. Presque tout se fait à pied ou en tram, un luxe dans l’Hérault. Les activités du jour se trouvaient à moins de vingt minutes de marche. Une seule activité restait à trancher pour la fin de journée. On a lancé un vote à main levée, chacun sa proposition. Tom a gagné, direction l’Écusson en soirée. En attendant, Montpellier restait à découvrir en entier.

Le musée Fabre, quand Léo joue les critiques d’art
À midi, pique-nique express sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. Puis direction le musée Fabre, à cinq minutes à pied de la grande place. C’est le grand musée des beaux-arts de Montpellier, boulevard Bonne Nouvelle. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans, 9 euros par adulte. Une bonne surprise pour un après-midi culturel à Montpellier.
Léo a pris son rôle très au sérieux. Il s’est planté devant les toiles de Courbet, bras croisés, sourcils froncés. Son verdict tombait à chaque étage, sans appel. Inès a sorti son carnet devant un paysage de Frédéric Bazille. Elle a dessiné sa version pendant vingt bonnes minutes, langue tirée. On a suivi leur rythme à travers les collections, sans chercher à tout voir.
L’endroit est pensé pour les familles. Des visites adaptées sont proposées dès 6 ans, selon l’âge de chacun. Pendant les vacances scolaires, des ateliers ludiques prolongent la visite. Le site du musée annonce les ateliers de chaque période. Inès aurait signé sur-le-champ pour apprendre à peindre comme Bazille. On a noté l’idée pour une prochaine fois.
Une heure trente plus tard, tout le monde est ressorti content. Vivre un musée sans râleries d’enfants, ça se fête. Les musées de cette taille se traversent rarement aussi bien à quatre. Fabre a clairement gagné sa place dans nos souvenirs.

Le jardin des Plantes, une pause à l’ombre des grands arbres
En sortant du musée, dix minutes de marche vers le boulevard Henri IV. Le jardin des Plantes de Montpellier est le plus vieux jardin botanique de France. Sa création remonte à 1593, avant même celle de Paris. L’entrée est gratuite toute l’année, sauf le lundi. En été, le site reste ouvert jusqu’à 20 heures. Une station de vélo en libre-service attend devant la grille.
À l’intérieur, le calme tombe d’un coup. La ville disparaît derrière les allées ombragées. Quelques hectares d’espaces verts en pleine ville, ça change tout après les tableaux. Inès a commencé sa collection de feuilles dès l’entrée. Tom est parti chercher le ginkgo planté en 1795, son objectif du jour. Léo a lu les étiquettes des végétaux les plus étranges à voix haute.
L’espace convient aussi aux tout-petits, poussettes comprises. Les allées sont larges, les bancs nombreux, les recoins pleins de surprises. Un vrai plaisir à découvrir ensemble, sans montre. Une balade d’une petite heure a suffi pour souffler. Ce moment vert reste ma pause préférée du séjour. Avant de repartir, Inès a glissé trois feuilles dans mon sac. Ses trésors de Montpellier, à classer dès le retour.

L’Écusson qui s’allume, une soirée entre ruelles et glaces
Le soir venu, l’Écusson s’est allumé doucement. Ce quartier médiéval est un labyrinthe de ruelles en pierre claire. Chaque rue débouche sur une placette, une église ou une cour cachée. Les enfants ont adoré ouvrir la marche, plan en main. Léo jouait au guide, Inès validait les directions au hasard. On s’est perdus deux fois, et c’était très bien ainsi.
Pour le dîner, il a fallu trouver une terrasse rue de l’Ancien Courrier. Les adresses pour tous les goûts se succèdent dans ce coin. Tom a repéré un petit glacier avant même le restaurant. Résultat : chacun son parfum en dessert, débat inclus. Citron pour Inès, double chocolat pour Léo, sans hésitation.
La nuit a donné une autre allure à Montpellier. Les façades s’éclairent, les terrasses débordent, les musiciens s’installent. On a traîné encore un peu, le temps de digérer la glace. Puis retour à l’hôtel, à dix minutes à pied. Inès et Léo dormaient presque debout en arrivant. Passer une soirée dehors les avait vidés pour de bon. Une belle façon de clore cette première journée. La suite se jouait le lendemain matin, de bonne heure.

Mad Monkey, l’escalade qui réveille toute la famille
Le lendemain, réveil à huit heures et demie, motivation maximale. Direction Mad Monkey, une salle d’escalade nouvelle génération de Montpellier. Le bâtiment se situe avenue Étienne Méhul, près du tram. Le concept vient de Nouvelle-Zélande, entre escalade et accrobranche. C’est accessible dès 4 ans, jusqu’aux adultes les moins sportifs. Comptez environ 13,50 euros la session d’une heure, matériel compris. L’équipe sur place fournit le baudrier et explique tout en quinze minutes. Plusieurs formules sont proposées selon l’âge et l’envie.
Le park intérieur aligne 19 murs colorés, tous auto-assurés. Le park est climatisé, un bonus les jours de canicule. La sécurité est gérée par le système, sans corde à tenir. Les petits comme les grands grimpent donc en autonomie. Inès a foncé sur le mur arc-en-ciel, son préféré. Léo a visé direct la voie la plus haute du bâtiment. Le jeu a duré une heure sans une seule pause.
Deux murs ont fait l’unanimité chez nos grimpeurs :
- Le mur aux prises lumineuses, façon console grandeur nature
- La tour centrale, avec sa vue plongeante sur les grimpeurs
Ce sport ludique change des activités classiques. Un lieu qui mêle défi et loisirs, sans chichis. Une expérience qui mélange rires et bras en compote. Aussi amusant qu’épuisant, de l’avis général. Tom a fini trempé, largement battu par ses enfants. Ce choix d’activité a récolté quatre voix sur quatre. On est ressortis affamés, cap sur le dernier gros morceau du programme.
Odysseum, un plongeon entre requins et planètes
Pour finir en beauté, cap sur Odysseum, à l’est de la ville. Le tram ligne 1 y file tout droit depuis le centre. Ce quartier regroupe boutiques, cinéma et activités de loisirs. Tout s’organise entre espaces couverts et grande allée piétonne. Notre cible : Planet Ocean, l’aquarium et planétarium de Montpellier. Comptez 19,50 euros par adulte, 14 euros par enfant de 5 à 12 ans. Un seul billet couvre les deux univers, mers et espace.
Un tour du monde des mers
La visite commence par les bassins méditerranéens, puis file vers les tropiques. Requins, raies et manchots du Cap se succèdent derrière les vitres. Inès a passé dix minutes le nez collé au grand bassin des requins. Léo voulait tout explorer, liste des espèces en main. Des jeux interactifs ponctuent le parcours entre deux bassins. Le simulateur de tempête a secoué tout le monde, rires garantis. Des animaux étonnants apparaissent à chaque vitrine, jusqu’aux axolotls. L’eau, la lumière, le silence : même les parents étaient captivés. Un vrai plaisir ludique à découvrir au fil de l’aquarium.
Une escale du côté des étoiles
Le deuxième univers décolle vers l’espace, à travers neuf salles à thème. Maquettes, images géantes et simulateurs racontent l’exploration spatiale. Léo a tout lu, tout testé, tout commenté. Les modules proposés occupent autant les parents que lui. Inès a préféré le parcours des planètes, plus contemplatif. Grâce au billet combiné, on passe des océans aux étoiles sans transition. Deux bonnes heures au total, sans un seul temps mort. De quoi voyager loin, à deux stations de tram du centre.
Avant de repartir, le récap des budgets de ces 24 heures :
| Activité | Tarif constaté |
|---|---|
| Musée Fabre | gratuit moins de 18 ans, 9 euros par adulte |
| Session grimpe (1h) | 13,50 euros par personne |
| Planet Ocean | 19,50 euros par adulte, 14 euros par enfant |
Une dernière balade au parc Rimbaud avant de reprendre la route
Dernière étape avant le covoiturage du retour, prévu en fin d’après-midi. On a rejoint le parc Rimbaud, dans le quartier des Aubes. C’est un grand espace vert gratuit au bord du Lez. Des platanes centenaires ombragent les pelouses et l’aire de jeux. Le lieu est à quinze minutes à pied du Corum. Un cadre parfait pour vider les dernières batteries.
L’aire de jeux clôturée convient de 2 à 12 ans. Inès a pris d’assaut le château fort à grimper. Léo a d’abord boudé, se jugeant trop vieux pour ces jeux. Cinq minutes plus tard, il défendait le donjon contre sa sœur. Tom a improvisé une partie de pétanque sur le boulodrome voisin. Un jeu emprunté à deux retraités très amusés du niveau.
Des escaliers descendent ensuite vers les berges du Lez. L’eau file doucement sous les arbres, les perruches crient au-dessus. On a suivi la rive au pas, sans se presser. Chacun a livré son moment préféré des dernières vingt-quatre heures. Impossible de les départager, tout le monde a triché. Le retour vers Marseille s’est décidé à regret. On reviendra profiter de Montpellier, c’est certain. Il reste tant d’espaces à explorer dans cette ville.
Avant de boucler les sacs, voici nos réponses aux questions les plus fréquentes des parents. De quoi caler les activités et les idées de sorties en famille. Tout ce qu’on peut faire avec des enfants tient rarement en 24 heures.
Notre retour sur Montpellier avec des enfants
Les incontournables : la place de la Comédie, le musée Fabre et le jardin des Plantes.
Moments magiques : le bassin des requins a scotché Inès un long moment.
Pause détente : les allées ombragées du plus vieux jardin botanique de France.
Notre astuce : réserver le covoiturage la veille et voyager léger, sacs à dos.
Coup de cœur de la famille : le château fort du parc Rimbaud, défendu par Inès et Léo.
Que faire à Montpellier avec des enfants : vos questions avant de partir
Combien de temps prévoir pour découvrir Montpellier en famille ?
Vingt-quatre heures suffisent pour un bel aperçu entre culture, nature et sensations. Avec des enfants, deux ou trois jours restent plus confortables. Chaque étape mérite son temps, surtout hors vacances scolaires, quand la ville respire.
Le zoo de Lunaret est-il ouvert avec des enfants ?
Non, le zoo de Montpellier est fermé pour travaux depuis août 2026, jusqu’en 2028. La réserve naturelle voisine et le bois de Montmaur restent aussi inaccessibles. Pour cette sortie verte, mieux vaut viser le jardin des Plantes ou le parc Rimbaud.
Quel budget prévoir pour ces activités en famille à Montpellier ?
Le jardin botanique et le parc Rimbaud sont gratuits, les Beaux-Arts aussi pour les mineurs. Les sorties payantes du programme restent raisonnables, moins de 20 euros par personne. Une sélection accessible pour la plupart des familles.
Montpellier convient-elle à des enfants de tous âges ?
Oui, tout le programme s’adapte facilement pour des enfants à Montpellier. Une fille de 7 ans et un garçon de 11 ans y trouvent leur bonheur. Grimpe, bassins et coins de verdure sont pensés pour tous les âges.
Comment se déplacer dans Montpellier sans voiture avec des enfants ?
Le tram relie le centre, Odysseum et la plupart des quartiers utiles. Les distances restent courtes à pied pour des enfants habitués à marcher. Un pass journée simplifie les trajets pour toute la tribu.