valence ou alicante pour vacances en famille

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J’ai demandé aux Delgado de jouer les arbitres. Carlos, Emilie et leurs deux enfants, Lucas et Alba, ont quitté Saragosse pour deux semaines sur la côte. Leur mission : départager Valence ou Alicante en famille. Ils ont tout testé, les musées et les toboggans, les paellas et les ascenseurs creusés dans la roche, les hôtels de centre-ville et ceux les pieds dans le sable. Ils sont revenus avec des avis qui ne se ressemblent pas du tout. Voici leurs adresses, leurs scènes vécues et leurs conseils, ville contre ville, pour que tu choisisses la tienne.

À retenir pour les parents pressés

  1. Valence séduit par sa culture, ses musées et ses grands espaces.
  2. Alicante charme avec sa mer accessible et son château perché.
  3. Les deux villes offrent paella, tapas et bonnes adresses familiales.
  4. Valence demande du vélo, Alicante se vit surtout à pied.
  5. Verdict partagé : Emilie et Alba Valence, Carlos et Lucas Alicante.

Deux villes du Levant, deux ambiances que tout sépare

Emilie a résumé les choses dès le premier soir. Valence joue la grande ville qui prend son temps. Alicante répond par la mer à chaque coin de rue. Deux façons de respirer la même côte espagnole, deux rythmes pour une famille.

Valence, la grande ville qui respire encore le jardin

On arrive à Valence et on comprend vite la particularité. La rivière a disparu. À sa place, un parc immense serpente sur neuf kilomètres. Lucas a repéré les pistes cyclables en deux minutes. Il voulait déjà louer un vélo. Alba, elle, s’est posée place de la Vierge, carnet ouvert, pour dessiner les pigeons. La ville mêle le futur en béton blanc et les ruelles gothiques. Emilie a aimé cette double identité. Carlos a aimé les trottoirs larges. Tout le monde y a trouvé son compte sans se marcher dessus.

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Alicante, la ville où la mer est au bout de chaque rue

Alicante se vit à taille humaine. On marche dix minutes et on tombe sur le port, les bateaux, l’odeur du sel. Le château de Santa Barbara domine tout, perché sur son rocher. Alba a voulu la plage avant même de poser les valises. Lucas, lui, fixait déjà la forteresse là-haut. Il calculait comment y monter. La grande promenade carrelée, l’Explanada, ondule sous les palmiers. Les enfants ont couru dessus comme sur un terrain de jeu. Cette ville respire les vacances dès la première heure. C’est sa force tranquille.

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Patrimoine en famille : quand les vieilles pierres deviennent un terrain de jeu

Le patrimoine n’a pas le même visage dans les deux villes. Valence joue sur deux tableaux, le futur signé Calatrava et le gothique de sa vieille ville. Alicante mise sur son château médiéval et un quartier coloré accroché à la pente. Dans les deux cas, les enfants n’ont jamais eu l’impression de visiter un musée. Et c’est exactement ce qu’on cherchait.

Valence, du futur en béton blanc au cœur gothique

À Valence, la culture se vit en grand écart. Un matin à la Cité des arts et des sciences, les enfants se croient dans un film. L’après-midi dans la vieille ville, ils touchent des pierres vieilles de six siècles. Emilie adore ce contraste. Les Delgado l’ont exploré sur trois temps forts.

Une matinée à la Cité des arts et des sciences, entre dauphins et béton blanc

Alba s’est arrêtée net devant le tunnel des requins. Un poisson géant passait au-dessus de sa tête. Elle a oublié de respirer pendant trois secondes. L’Oceanografic reste le plus grand aquarium d’Europe. On y croise des dauphins, des bélugas, des manchots qui plongent en rafale. Lucas, lui, regardait surtout les bâtiments. Il a décrété que l’Hemisferic ressemblait à un œil de dinosaure posé sur l’eau. L’architecture de Calatrava fait cet effet. Tout est blanc, courbe, reflété dans les bassins. La lumière du matin rebondit partout. On a passé près de quatre heures sans voir le temps filer. Compter environ 35 euros l’entrée adulte à l’Oceanografic, un peu moins pour les enfants. Conseil : réserver les billets en ligne évite la file, qui grimpe vite en milieu de matinée. Prévoir de l’eau dans la gourde, les distances entre les bâtiments sont longues sous le soleil valencien.

La vieille ville à pied, de la Lonja au marché central

La Lonja de la Seda a cueilli Alba d’un coup. Ses colonnes montent en spirale, comme des palmiers de pierre. Elle s’est assise pour les dessiner. Cette ancienne bourse de la soie figure au patrimoine mondial de l’UNESCO. Juste en face, le marché central déploie ses mille étals sous une verrière moderniste. Lucas a levé les yeux et n’a plus regardé devant lui. Le plafond de verre et de fer l’a happé. L’odeur des oranges fraîches flottait entre les allées. On a goûté des fraises, acheté du jambon, observé les poissonniers à l’œuvre. Cette partie de la ville se parcourt à pied, sans plan précis. On tourne, on se perd un peu, on retombe sur une place. L’entrée de la Lonja coûte environ 2 euros, gratuite pour les enfants. Conseil : éviter le lundi, le marché central est fermé ce jour-là.

Monter à la Miguelete, 207 marches pour voir toute la ville

Lucas a compté les marches à voix haute. Il en a annoncé 207 en arrivant en haut, essoufflé mais fier. Le Miguelete est le clocher de la cathédrale. L’escalier en colimaçon monte serré, une seule personne à la fois par endroits. Alba soufflait derrière, mais elle n’a jamais voulu redescendre. En haut, la récompense tombe d’un coup. Toute Valence s’étale sous les pieds. On voit les toits ocre, la Cité des arts au loin, la mer derrière. Carlos a repéré leur hôtel depuis là-haut. Les enfants ont cherché le marché et la Lonja. La montée coûte environ 2 euros par personne. Conseil : y aller en fin d’après-midi, la lumière dorée sur les toits vaut le détour et la chaleur retombe.

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Alicante, un château au-dessus des toits et un vieux quartier coloré

À Alicante, le patrimoine se mérite par une grimpette ou une flânerie. Le château veille sur la ville depuis le mont Benacantil. En dessous, un dédale de ruelles blanches grimpe à flanc de colline. Les Delgado y ont vécu trois moments forts, sans jamais sortir du centre.

Le château de Santa Barbara par l’ascenseur creusé dans la roche

Lucas a adoré le secret de la montée. Un ascenseur grimpe à l’intérieur du rocher, depuis la plage du Postiguet. On entre par un tunnel sombre, on ressort 142 mètres plus haut, en plein ciel. Le château de Santa Barbara est l’un des plus grands d’Espagne. Du haut des remparts, Alba a repéré les bateaux minuscules dans le port. Lucas imaginait des sièges, des canons, des guetteurs. Le vent souffle fort là-haut, même en plein été. On a fait le tour des cours, des citernes anciennes, des points de vue. La forteresse domine toute la baie. L’ascenseur coûte environ 2,70 euros l’aller, l’entrée du château reste gratuite. Conseil : monter par l’ascenseur, redescendre à pied par le parc de la Ereta, le chemin est ombragé et plein de jolies vues.

Flâner dans le Barrio de la Santa Cruz, ruelles fleuries et maisons blanches

Alba a transformé la balade en chasse aux couleurs. Chaque porte avait sa teinte, bleu vif, vert pomme, rose. Elle les notait dans son carnet. Le Barrio de la Santa Cruz s’accroche à la pente, sous le château. Les maisons y sont blanches, basses, couvertes de pots de fleurs. Le linge sèche aux fenêtres. Lucas s’est perdu exprès dans les ruelles, juste pour le plaisir de retomber sur une placette. On entendait des conversations derrière les volets, une radio au loin. Ce quartier ne se visite pas vraiment. Il se traverse lentement, au hasard des escaliers. Les chats dorment sur les marches tièdes. C’est le centre historique le plus photogénique de la ville. Conseil : y passer en fin de journée, quand la lumière rase les façades et que la chaleur tombe.

L’Explanada de España, le sol qui ondule sous les palmiers

Alba a suivi les vagues du sol comme un parcours. L’Explanada de España est pavée de millions de petits carreaux. Rouge, crème, noir, ils dessinent des ondulations sur toute la longueur. Marcher dessus donne presque le mal de mer, en rigolant. Lucas a compté les palmiers qui bordent la promenade. Il a abandonné après quarante. On y vient le soir, quand les Alicantins sortent prendre le frais. Les terrasses se remplissent, les enfants courent. On s’est arrêtés pour une glace, environ 3 euros la boule artisanale. Alba a choisi turrón, la spécialité locale aux amandes. La promenade longe le port, on voit les voiliers, les bateaux de pêche. Cette ville se vit dehors, et l’Explanada en est le cœur battant. Conseil : un kiosque à musique anime parfois les soirées d’été, gratuites et bondées.

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Plages et baignades : le moment que les enfants attendent vraiment

C’est le sujet qui met tout le monde d’accord chez les enfants. Valence offre la Malvarrosa, vaste et urbaine, prolongée par le quartier marin du Cabanyal. Alicante joue la carte de la proximité, avec le Postiguet en plein centre et San Juan un peu plus loin. Deux façons de poser la serviette.

Valence côté sable, la Malvarrosa et son front de mer XXL

À Valence, la plage demande un petit trajet depuis le centre. Mais quelle plage. La Malvarrosa déroule un sable large et doré, bordé d’une longue promenade. Le quartier du Cabanyal, juste derrière, garde son âme de village de pêcheurs. Les Delgado y ont passé deux belles demi-journées.

Après-midi sable et paella face à la Malvarrosa

Lucas a creusé un canal pendant une heure entière. Il reliait deux trous d’eau, très concentré, ingénieur d’un jour. Alba ramassait des coquillages pour sa collection. La Malvarrosa a cet avantage rare, une vraie largeur de sable même en été. On respire, les enfants courent sans bousculer personne. À midi, on a remonté la promenade pour une paella face à la mer. La vraie, celle de Valence, au poulet et au lapin. Comptez environ 18 euros par personne dans les restaurants du front de mer. Alba a réclamé du riz socarrat, la croûte dorée du fond. Le serveur a souri et lui en a resservi. Ce sont ces moments qui collent à la mémoire d’un voyage.

Balade vélo le long du front de mer, du port à la plage

Carlos a loué quatre vélos pour la matinée. Alba pédalait sur un siège enfant, Lucas menait le peloton fièrement. La promenade maritime relie le port de plaisance à la plage sans une seule voiture. Le vent salin nous arrivait de face, frais et bon. On s’est arrêtés au port pour regarder les voiliers, puis on a filé vers la Malvarrosa. Le trajet est plat, facile, parfait pour les petites jambes. La location coûte environ 12 euros la journée par vélo. Conseil : partir tôt le matin, avant que la chaleur ne monte et que la promenade ne se remplisse de monde.

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Alicante les pieds dans l’eau, du Postiguet à San Juan

À Alicante, la mer ne se mérite pas. Elle est là, tout de suite, au bout de la ville. Le Postiguet borde le centre, San Juan se gagne en tram pour plus d’espace. Les enfants ont adoré pouvoir se baigner sans organisation.

La plage du Postiguet, baignade au pied du château

Alba a sauté dans les vagues les bras en l’air. Le Postiguet borde directement le centre-ville, à deux pas de l’Explanada. On pose la serviette et le château veille au-dessus, juché sur son rocher. Lucas s’amusait à le repérer depuis l’eau, en faisant la planche. Le sable est doré, fin, la pente douce rassure pour les petits. C’est pratique à un point rare : on quitte la plage, on remonte une rue, on est au restaurant. La location d’un transat tourne autour de 5 euros la journée. La plage se remplit l’après-midi, forcément, vu l’emplacement. On a pris l’habitude d’y aller en fin de journée, quand la lumière s’adoucit et que la foule reflue doucement.

San Juan en tram, la grande plage pour courir sans fin

Lucas a réclamé le tram chaque matin après ça. Le TRAM file vers la Playa de San Juan en une vingtaine de minutes. Pour lui, fan de trajets et d’horaires, c’était déjà une moitié de l’aventure. San Juan déroule des kilomètres de sable, bien plus large que le Postiguet. Alba y a construit un château géant, avec douves et tours. L’eau reste peu profonde longtemps, idéale pour barboter sans stress. On respire, l’espace ne manque jamais, même en août. Le billet de tram coûte environ 1,45 euro par trajet. Conseil : acheter un carnet de tickets dès le premier jour, ça simplifie tous les allers-retours de la semaine.

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Activités enfants et nature : dépenser l’énergie autrement

Quand les musées et les plages ont fait leur temps, il reste l’énergie des enfants à canaliser. Valence sort le grand jeu avec son parc du Turia, son Bioparc et son géant Gulliver. Alicante prend le large vers l’île de Tabarca ou grimpe au parc de la Ereta. Deux terrains de défoulement, deux ambiances.

Valence grandeur nature, le Turia comme terrain de jeu géant

Le lit asséché du Turia est devenu le poumon de Valence. Neuf kilomètres de verdure traversent la ville, sans une voiture. On y trouve un zoo nouvelle génération et une aire de jeux mythique. Les Delgado y ont brûlé beaucoup d’énergie.

Le Bioparc, un safari à hauteur d’enfant

Alba est restée scotchée devant les lémuriens. Ils sautaient d’arbre en arbre, juste au-dessus du sentier. Le Bioparc ne ressemble à aucun zoo classique. Pas de cages visibles, des fossés cachés, des paysages africains reconstitués. On a l’impression de traverser la savane à pied. Lucas a passé un long moment devant les gorilles, fasciné par leur calme. Une girafe a tendu le cou si près qu’Alba a reculé d’un pas. Le parc reproduit la Madagascar, la savane, l’Afrique équatoriale. L’immersion est totale, les enfants oublient qu’ils sont en ville. Comptez environ 24 euros l’entrée adulte et 18 euros pour un enfant. Prévoir une bonne demi-journée pour en profiter sans courir.

Gulliver, le géant toboggan où les enfants sont des Lilliputiens

Lucas a dévalé les cheveux du géant en hurlant de joie. Gulliver est une structure de jeu démesurée, posée dans le lit du Turia. Le personnage de Swift y est allongé, ligoté, et son corps entier devient toboggan. Les enfants grimpent sur ses jambes, glissent le long de ses mèches, escaladent ses doigts. Alba s’est faufilée partout, infatigable. Et le meilleur : l’accès est entièrement gratuit. On s’est posés à l’ombre pendant qu’ils se défoulaient une heure durant. Conseil : venir en fin d’après-midi, le soleil tape fort sur la structure en milieu de journée et l’ombre y est rare.

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Alicante au large, cap sur l’île de Tabarca

Alicante invite à prendre le large. L’île de Tabarca, sa réserve marine, attend à une heure de bateau. Plus près, le parc de la Ereta offre une bouffée de verdure avec vue. Deux échappées qui changent du sable.

Une journée sur l’île de Tabarca, masque et tuba au programme

Lucas a passé l’après-midi le visage dans l’eau, masque vissé. Tabarca est la seule île habitée de la région valencienne. Le bateau part du port d’Alicante et met environ une heure. Autour de l’île, une réserve marine protège une eau d’une clarté folle. On voit les poissons sans même plonger. Alba les repérait depuis le ponton, en montrant du doigt. Lucas, lui, comptait les espèces avec son tuba. Le village minuscule se traverse en dix minutes, entre ruelles blanches et restes de remparts. On a déjeuné d’un riz local, à l’ombre. L’aller-retour en bateau coûte environ 22 euros pour un adulte. Conseil : réserver la traversée à l’avance en été, les places partent vite et les départs sont limités.

Le parc de la Ereta, pique-nique avec vue sur toute la baie

Alba a sorti son carnet pour dessiner la baie entière. Le parc de la Ereta s’étage en terrasses, juste sous le château. On y monte à pied depuis le vieux quartier, par un chemin en lacets. En haut, la vue embrasse toute la ville, le port, la mer jusqu’à l’horizon. Lucas pointait les bateaux qui entraient et sortaient. On s’est posés sur un banc à l’ombre des oliviers pour pique-niquer. L’endroit est calme, gratuit, loin de l’agitation du centre. Les familles locales y viennent au coucher du soleil. C’est l’un de ces lieux qu’on ne trouve pas dans les guides pressés.

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À table en famille : riz, tapas et goûters qui font l’unanimité

La côte du Levant est le berceau du riz espagnol. Valence a inventé la paella, la vraie, et le revendique avec fierté. Alicante répond avec ses arroces et ses tapas de quartier. Dans les deux villes, les enfants ont mangé sans rechigner. Petit miracle de vacances.

Valence, la paella dans son berceau

À Valence, on ne plaisante pas avec le riz. La paella valencienne se fait au poulet, au lapin, aux haricots. Les Delgado ont trouvé deux tables où les enfants se sont régalés autant que les parents.

La Taberna Casera, la table où Alba a vidé son assiette

Alba a fini son assiette, fait suffisamment rare pour le noter. La Taberna Casera sert une cuisine méditerranéenne et espagnole, sans chichi. L’ambiance est familiale, le service patient avec les enfants. Carlos a apprécié les portions généreuses et l’addition raisonnable, environ 20 euros par personne. On y mange des plats du jour, du poisson frais, des légumes de saison. Un vrai repas de famille, comme à la maison mais en mieux.

a huevo Restaurante, le repas en famille version valencienne

Lucas a testé un plat de riz noir, curieux de l’encre de seiche. a huevo Restaurante mise sur une carte méditerranéenne et européenne accessible. La salle est conviviale, pensée pour les groupes et les familles. On y trouve un menu du jour qui change selon le marché. Comptez environ 18 euros par personne pour un repas complet. Alba a craqué pour le dessert maison, et personne ne l’a regretté.

Alicante, le riz les pieds presque dans le sable

À Alicante, le riz se décline en arroz a banda, riz noir, riz aux fruits de mer. Les tapas règnent dans le vieux quartier. Deux adresses ont marqué le séjour des Delgado.

La Crispeta, tapas et douceurs maison en plein centre

Alba a fixé le présentoir des douceurs maison un long moment. La Crispeta, en plein centre, sert une cuisine traditionnelle et des desserts faits sur place. Lucas s’est jeté sur les croquettes, sa tapa préférée du voyage. L’endroit est décontracté, parfait pour une pause entre deux visites. On y picore des petites assiettes à partager, ambiance détendue. Comptez environ 15 euros par personne. Idéal pour un déjeuner rapide sans sacrifier le goût.

Un arroz a banda face à la marina, la tradition de 1961

Lucas a goûté l’encre de seiche en faisant une drôle de grimace. Puis il a redemandé. Cette table de la Marina Deportiva sert des riz mémorables depuis 1961. On y déguste l’arroz a banda, le riz noir aux petites seiches, face aux bateaux. La famille s’est installée en terrasse, vue sur les mâts. Le riz arrive en paella, doré, parfumé au safran et au poisson. Comptez environ 22 euros par personne. Un classique alicantin qui se mange à midi, comme le veut la tradition locale.


Où dormir à Valence ou Alicante en famille : nos adresses testées

Le choix de l’hôtel change tout avec des enfants. À Valence, on vise la vieille ville pour tout faire à pied, ou l’Eixample plus élégant. À Alicante, le centre permet de marcher partout, San Juan offre la plage au réveil. Voici nos adresses, toutes testées ou repérées sur place.

Valence, dormir entre vieille ville et Cité des arts

Pour un premier séjour, la vieille ville reste imbattable. On rejoint le marché, la cathédrale, la Lonja en quelques minutes à pied. L’Eixample, juste à côté, propose des hôtels plus calmes et tout aussi bien placés.

Only YOU Hotel Valencia 5★, le palace qui fait dire « on reste un jour de plus »

Notre coup de cœur grand luxe. Cinq étoiles au cœur de la vieille ville, à deux pas de la mairie. Chambres familiales spacieuses, restaurant réputé, terrasse animée le soir. Tout se fait à pied depuis l’entrée. Comptez environ 560 euros la nuit en haute saison. Note Booking de 9,4.

The Westin Valencia 5★, le jardin secret au cœur de la ville

Un palace avec un vrai jardin intérieur, rare en ville. Piscine, spa, chambres familiales confortables, dans le quartier vert du Pla del Real. La Cité des arts se rejoint à pied le long du Turia. Petit-déjeuner copieux. Comptez environ 858 euros la nuit. Note Booking de 9,1 sur 10.

NH Collection Colón Valencia 5★, l’élégance à deux pas du centre

Adresse élégante dans le quartier de l’Eixample, près de la gare du Colón. Chambres familiales modernes, certaines avec vue dégagée sur la ville. Le centre historique se rejoint en dix minutes de marche tranquille. Service très soigné. Comptez environ 490 euros la nuit. Note Booking de 9,0 sur 10.

Hotel Dimar 4★, la valeur sûre des familles en vadrouille

La valeur sûre pour un séjour famille sans se ruiner. Quatre étoiles dans l’Eixample, chambres familiales pratiques, à un kilomètre du centre. Emplacement sur une grande avenue arborée, métro tout proche, accueil attentif. Parfait pour rayonner partout. Comptez environ 305 euros la nuit. Note Booking de 9,0 sur 10.

Vincci Lys 4★, dormir à 200 mètres de la Mairie

Impossible d’être mieux placé pour visiter à pied. Quatre étoiles à deux cents mètres de la mairie, en pleine vieille ville. Chambres familiales fonctionnelles, décoration soignée, accueil chaleureux. Marché central, cathédrale et Lonja à quelques rues. Comptez environ 374 euros la nuit. Note Booking de 8,9 sur 10.

Hotel Turia Valencia 4★, le bon plan testé par 11 000 voyageurs

Le meilleur rapport qualité-prix de notre sélection. Quatre étoiles dans le quartier de Campanar, avec piscine appréciée des enfants. À un kilomètre et demi du centre, bien desservi par les transports. Plus de onze mille voyageurs l’ont noté. Comptez environ 177 euros la nuit. Note Booking de 8,6 sur 10.

Alicante, dormir entre centre animé et plage dorée

À Alicante, deux logiques s’opposent. Le centre met les visites et le port à portée de pas. La plage de San Juan offre le réveil les pieds dans le sable, à un tram du centre. Les deux ont leurs adeptes.

Hotel Almirante 4★, les orteils dans le sable de San Juan

Pour ceux qui veulent la plage au saut du lit. Quatre étoiles en front de mer sur la grande plage de San Juan. Piscine, chambres familiales, accès direct au sable doré. Le tram ramène au centre en vingt minutes. Comptez environ 608 euros la nuit. Note Booking de 9,0 sur 10.

Hospes Amérigo 5★, le design hôtel avec rooftop sur la baie

Notre adresse design coup de cœur en plein centre. Cinq étoiles avec piscine sur le toit, spa et vue sur la baie. À trois cents mètres de la plage du Postiguet et de l’Explanada. Chambres raffinées. Comptez environ 771 euros la nuit. Note Booking de 8,9 sur 10.

NH Alicante 4★, piscine et familles à deux pas du centre

Un classique fiable pour les familles. Quatre étoiles avec piscine, chambres familiales, à deux kilomètres du centre. Lit d’appoint enfant disponible, idéal pour les tribus de quatre personnes. Bien desservi, calme, avec un très bon rapport confort-prix. Comptez environ 292 euros la nuit. Note Booking de 8,6 sur 10.

Eurostars Lucentum 4★, l’adresse centrale validée par 4 600 avis

L’emplacement central qui simplifie tout le séjour. Quatre étoiles à deux cent cinquante mètres du centre, chambres familiales spacieuses. Tout se fait à pied, du château au port en passant par l’Explanada. Plus de quatre mille six cents avis. Comptez environ 254 euros la nuit. Note Booking de 8,5.

Eurostars Centrum Alicante 4★, le bon rapport qualité-prix du centre

Le bon plan central pour les familles raisonnables. Quatre étoiles à sept cents mètres du centre, plage du Postiguet à un kilomètre. Chambres familiales confortables, accueil efficace, emplacement pratique. Idéal pour alterner visites en ville et après-midis plage. Comptez environ 240 euros la nuit. Note Booking de 8,5 sur 10.

Occidental Alicante 4★, central et fait pour les tribus

Pensé pour les familles qui veulent tout à proximité. Quatre étoiles avec piscine et chambres familiales, en plein centre. À deux cent cinquante mètres des principales rues animées et commerçantes. Base idéale pour explorer la ville à pied. Comptez environ 304 euros la nuit. Note Booking de 8,4 sur 10.


Les Delgado tranchent : quatre avis, zéro consensus

Après deux semaines, le verdict familial n’a rien d’unanime. Chacun a vécu le voyage à sa façon, avec ses critères. Carlos pèse le pratique, Emilie le patrimoine, Lucas l’aventure, Alba les images. Voici comment ils ont départagé Valence ou Alicante.

Carlos vote pratique : la ville qui se gère sans stress

Carlos a tranché net pour Alicante. Pour lui, la ville se gère sans stress logistique. Tout est à pied, le château, le port, les plages, les restaurants. Pas besoin de planifier des trajets compliqués avec les enfants. Le tram a réglé la question San Juan en un ticket. À Valence, il a aimé le vélo, mais les distances l’ont parfois freiné. Le budget penche aussi côté Alicante, plus léger au quotidien. Pour un papa organisé qui veut souffler, la côte gagne.

Emilie penche pour le patrimoine qui raconte une histoire

Emilie a choisi Valence sans hésiter. La densité d’histoire l’a conquise, de la Lonja gothique au marché moderniste. Guide dans l’âme, elle a savouré chaque couche de la ville. Le contraste entre la Cité des arts et la vieille ville la fascine encore. Elle a discuté longuement avec une marchande du marché central. Ces rencontres, c’est ce qui fait un voyage selon elle. Alicante l’a charmée, mais Valence l’a nourrie. Pour le patrimoine qui se raconte, c’est elle qui gagne.

Lucas, 10 ans : la ville où il s’est senti explorateur

Lucas vote Alicante les yeux fermés. Le tram chaque matin, c’était déjà une aventure pour lui. Mais surtout, Tabarca l’a marqué à vie. Le bateau, le masque, les poissons sous ses yeux. Il s’est senti vrai explorateur, pas simple touriste. Le château et son ascenseur secret ont fait le reste. À Valence, il a adoré Gulliver et le Bioparc. Mais l’île au large garde sa préférence. Pour partir à l’aventure, Alicante remporte son vote.

Alba, 7 ans : ce qui l’a marquée les yeux grands ouverts

Alba hésite, puis penche pour Valence. Le tunnel des requins de l’Oceanografic l’a sidérée. Elle en parle encore, les yeux ronds. Les colonnes de la Lonja remplissent une page entière de son carnet. Et Gulliver, le géant toboggan, restera son meilleur souvenir. À Alicante, elle a adoré les portes colorées du Barrio. Mais c’est Valence qui a rempli son carnet de dessins. Pour les images qui restent dans la tête, elle choisit Valence.

CritèreValenceAlicante
Ambiance⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Transports⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Kids-friendly⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Patrimoine⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Budget⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Gastronomie⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Plages⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐

❤️ Retour sur le match entre Valence et Alicante ?

Les incontournables : la Cité des arts à Valence, le château de Santa Barbara à Alicante.

Moments magiques : l’Oceanografic, le géant Gulliver et la traversée vers l’île de Tabarca.

Pause détente : un après-midi sable à la Malvarrosa ou au Postiguet, glace en main.

Notre astuce : réserver l’Oceanografic et le bateau de Tabarca en ligne avant de partir.

Coup de cœur de la famille : Alba bouche bée devant le tunnel des requins de Valence.


Valence ou Alicante en famille : les questions que se posent les parents

Valence ou Alicante, laquelle choisir pour un premier voyage en famille ?

Valence pour une grande ville riche en culture et en activités. Alicante pour une ville-plage compacte où tout se fait à pied. Le choix dépend du rythme souhaité avec les enfants.

Combien de jours faut-il pour visiter Valence et Alicante avec des enfants ?

Comptez trois à quatre jours pour Valence, deux à trois pour Alicante. Pour combiner les deux sans courir, prévoyez une semaine complète, plages et visites incluses, à un rythme tranquille.

Quelle est la meilleure saison pour partir à Valence ou Alicante en famille ?

Mai, juin et septembre offrent un climat doux et des plages agréables. Juillet et août sont chauds et fréquentés. Le printemps reste idéal pour combiner baignade et visites sans excès.

Comment relier Valence et Alicante avec des enfants ?

Le train les relie en deux heures environ, confortable avec des enfants. La voiture met près de deux heures aussi par l’autoroute. Le train évite la fatigue de la conduite côtière.

Faut-il réserver les sites comme l’Oceanografic ou Tabarca à l’avance ?

Oui, surtout en été. L’Oceanografic se réserve en ligne pour éviter la file. Les traversées vers Tabarca ont des places limitées et partent vite en haute saison.