Quand Julie, une copine de l’école de commerce devenue prof en master, m’a dit : « Je rêve d’emmener mes étudiants au Pérou, mais je ne sais pas par où commencer… », je n’ai pas pu m’empêcher de plonger avec elle dans ce projet un peu fou. Elle cherchait une agence sérieuse pour organiser un voyage éducatif, éthique et dépaysant. Pendant que ses étudiants planchaient sur l’économie andine, moi je farfouillais sur Internet. Et je suis tombée sur une perle rare. Résultat : un voyage scolaire solidaire au Pérou taillé sur mesure, qui a bousculé leurs certitudes et marqué leur début de parcours pro.
🇵🇪 Un projet un peu fou… qui a changé la vie de leurs étudiants !
Quand Julie m’a parlé de son idée, j’ai d’abord cru à un simple exercice pédagogique. Un projet de groupe sur le développement durable au Pérou, pourquoi pas. Mais non : elle voulait partir avec sa promo de master, sur le terrain, pour confronter les étudiants à une autre réalité. Elle avait besoin d’un cadre solide, d’un partenaire fiable… et c’est comme ça que je me suis mise en quête de l’agence idéale.
En explorant les options, je suis tombée sur une organisation spécialisée dans les voyages responsables. Leur approche m’a tout de suite convaincue : immersion chez l’habitant, rencontres locales, visites culturelles encadrées, le tout avec un vrai souci de cohérence pédagogique. Et c’est via ce voyage scolaire au Pérou que tout a pris forme.
Le programme, c’est une aventure de 11 jours, taillée pour faire vivre l’économie solidaire et les enjeux environnementaux… mais surtout pour créer du lien. Entre deux conférences improvisées sur l’impact du tourisme ou la gestion de l’eau en zone rurale, les étudiants ont partagé un repas sur l’île d’Amantani, échangé avec des collégiens locaux, découvert l’art du tissage traditionnel et randonné dans la vallée sacrée.
Julie voulait bousculer les habitudes, semer un peu d’inconfort et beaucoup de curiosité. Elle a eu droit à tout ça et plus encore. Un de ses étudiants m’a dit, à son retour : « On croyait partir pour un cours de terrain. On est revenus changés. »
🧳 De Lima à Amantani : ce que Julie m’a raconté, jour après jour
On s’est retrouvées autour d’un café à son retour, et Julie avait les yeux qui brillaient. Elle m’a dit : « Claire, c’était plus qu’un voyage. C’était une leçon de vie. » Alors j’ai tout noté, jour après jour, pour ne rien oublier de ce qu’ils ont vécu.
✈️ Jour 1 : Atterrissage à Lima, premiers pas au cœur du Pérou
Arrivés à Lima, ils ont été accueillis par l’équipe locale. Certains étudiants n’avaient jamais quitté l’Europe : le simple fait de dormir en hostal dans le centre historique ou chez des familles à Colliqué les a tout de suite plongés dans l’ambiance. “Rien que le bruit de la ville, c’était déjà un choc culturel”, m’a confié l’un d’eux.
🏛️ Jour 2 : Cusco, premier souffle coupé (littéralement)
Après un court vol intérieur, direction Cusco, l’ancienne capitale inca perchée à plus de 3 300 mètres d’altitude. “Ils n’étaient pas tous prêts pour le choc de l’altitude”, rigole Julie. Mais la magie des ruelles pavées, des vestiges et du marché a vite pris le dessus. Entre deux tasses de maté de coca, ils ont découvert Q’orikancha, l’ancien temple du Soleil.
🧵 Jour 3 : Chinchero, Moray, Maras, Ollantaytambo
Une journée intense, mais incroyable. Julie m’a dit : “Ils ont été bluffés par le tissage traditionnel à Chinchero, les salines en terrasse à Maras, et l’ingéniosité des terrasses incas de Moray.” Et que dire de la forteresse d’Ollantaytambo ? Même les moins fans d’histoire ont posé des questions au guide ! Le soir, ils ont pris le train pour Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu.
🌄 Jour 4 : Machu Picchu au lever du jour
Levés à l’aube, montés en bus, et là… silence. “C’est fou comme ce lieu calme tout le monde”, m’a dit Julie. Le Machu Picchu, dans la brume du matin, c’était une parenthèse suspendue. Un étudiant a même dit : “On dirait qu’on a marché jusqu’au bout du monde.” (Et non, il ne parlait pas de l’escapade au supermarché du coin.) Ils sont redescendus à pied, puis ont repris le train, direction Cusco… avant de sauter dans un bus de nuit pour Puno.
🚤 Jour 5 : Cap sur le lac Titicaca et l’île d’Amantani
Le jour le plus marquant pour beaucoup. Trois heures de bateau plus tard, après un arrêt sur les îles flottantes des Uros, ils ont été accueillis par leurs familles d’accueil sur l’île d’Amantani, à 3800 mètres d’altitude. Simplicité, authenticité, chaleur humaine. L’après-midi, travail agricole, puis soirée folklorique avec danses traditionnelles. “Même les plus timides ont dansé”, m’a dit Julie en souriant.
🌅 Jour 6 : Rencontre, rituels… et coucher de soleil inoubliable
Le matin, les étudiants ont visité le collège Miguel Grau, pour lequel Vision du Monde a financé un projet d’accès à l’eau. Julie m’a dit qu’ils avaient été touchés par la fierté des élèves péruviens de leur montrer leur école, leurs cahiers, leur routine.
Ensuite, ils ont organisé une collecte de déchets sur les chemins de l’île avec les collégiens. “Il y avait un vrai esprit d’équipe. On aurait dit un mélange de clean walk et d’atelier d’interculturalité”, a résumé Julie. Certains ont proposé un petit match de foot, d’autres ont préféré un pique-nique improvisé avec spécialités locales… et quelques biscuits français un peu écrasés au fond des sacs.
L’après-midi, montée au temple de Pachatata, à pied. Là-haut, vue panoramique sur le lac Titicaca au coucher du soleil, silence total. “Même les plus bavards se sont tus”, m’a dit Julie. Et pour une promo de master, c’est dire !
🚣 Jour 7 : Dernière escale lacustre, direction Puno
Après une nuit paisible chez leurs familles d’accueil, il a fallu dire au revoir à Amantani. L’émotion était bien là. Une étudiante a fondu en larmes dans les bras de sa “maman d’accueil”.
Direction ensuite l’île de Taquilé, avec une balade de deux heures pour atteindre le village perché. Julie m’a raconté que les étudiants avaient été impressionnés par l’autonomie des habitants et leur gestion communautaire de l’île. Ils ont déjeuné sur place, puis retour en bateau vers Puno, où ils ont eu droit à une courte visite de la ville avant de grimper dans un bus de nuit pour Cusco.
“Tu devines ce que les étudiants ont fait dans le bus ? Pas de TikTok. Ils ont dormi. Profondément.” Comme quoi, la vraie vie fatigue plus qu’un partiel !
🏔️ Jour 8 : Les trésors incas de la vallée sacrée
Au programme : Pisac, avec ses ruines vertigineuses et son marché artisanal. “Certains ont acheté des poteries pour leurs parents… et ont regretté au moment de refermer la valise”, a souri Julie.
Puis direction Sacsayhuaman, la forteresse inca construite avec des blocs de pierre aussi hauts qu’un étudiant debout sur une table ! Julie m’a dit que même les plus sceptiques ont été bluffés. “On ne comprend pas comment ça tient, mais c’est magnifique.” Et franchement, voir leurs visages se figer devant un mur inca, ça n’a pas de prix.
Le soir, petit dîner convivial à Cusco avant de rentrer dormir dans leur hostal. “Le groupe était fatigué, mais apaisé.”
🏙️ Jour 9 : Derniers instants à Cusco, retour à Lima
Temps libre à Cusco pour acheter les derniers souvenirs (ou une nouvelle valise pour transporter ceux du marché de Pisac…), puis vol vers Lima. L’ambiance dans l’avion ? Mélange d’excitation et de nostalgie.
Arrivés à Lima, ils ont eu le temps de faire une balade dans le centre historique. “Les étudiants se sont montrés curieux, plus attentifs qu’au premier jour. C’était flagrant.”
Soirée calme, derniers échanges avec le guide, derniers empanadas. Julie m’a dit : “Ils n’avaient pas envie de partir. Certains disaient même qu’ils reviendraient seuls.”
🤝 Jour 10 : Immersion sociale dans un quartier de Lima
Deux options s’offraient au groupe : flâner dans le centre-ville… ou visiter le quartier de Colliqué, accompagné d’une association de femmes soutenue par Vision du Monde. Sans hésitation, toute la promo a choisi l’option solidaire.
Ils ont visité une crèche, une cantine, un dispensaire, et échangé avec des habitantes sur l’entrepreneuriat local. “Ce jour-là, ils ont compris que la solidarité, ce n’est pas un mot dans un cours. C’est une action quotidienne.”
Le déjeuner avec les enfants du quartier a été un moment fort. “Je crois que c’est ce jour-là que le sens du voyage a pris toute son ampleur”, m’a confié Julie.
✈️ Jour 11 : Retour en France, cœur rempli
Le vol retour s’est fait dans le calme. Certains dormaient, d’autres écrivaient leurs impressions. Julie, elle, commençait déjà à rêver du prochain projet.
🧡 Et si c’était à votre tour d’embarquer vos étudiants ?
Quand Julie m’a proposé ce projet, je pensais juste lui filer un coup de main. Finalement, j’ai découvert bien plus : un voyage éducatif profondément humain, une immersion dans une culture andine riche et ancrée, et un séjour qui a marqué une promo entière.
Grâce à ce programme organisé par Vision du Monde, les étudiants n’ont pas seulement visité des sites incontournables comme le Machu Picchu, Cusco ou le village d’Amantani. Ils ont découvert un mode de vie péruvien, tissé de coutumes anciennes, de traditions agricoles, et de valeurs profondément humaines. Et c’est peut-être là la plus grande richesse du Pérou : cette capacité à faire découvrir un pays d’Amérique latine sans artifices, par l’échange et la rencontre.
Depuis leur retour en France, Julie m’a raconté que plusieurs étudiants ont choisi de réorienter leur parcours. D’autres rêvent maintenant de partir découvrir d’autres destinations responsables, du Costa Rica à l’Amérique du Sud, voire de faire leur stage au Pérou. Comme quoi, un itinéraire bien pensé, des guides passionnés, des conditions d’hébergement authentiques… et c’est toute une vision du monde qui change.
Vous aussi, vous pouvez sauter le pas. Pour un projet de voyage scolaire solidaire qui a du sens, faites confiance à une équipe engagée. Et préparez-vous à vivre une expérience inoubliable, loin des sentiers battus, entre sommets andins, villages colorés et rencontres pleines de chaleur.