famille bali

Bali tient dans un département français, mais elle concentre forêt tropicale, volcans, rizières en terrasses, temples et plages turquoise. Une densité qui surprend même ceux qui pensaient connaître l’Asie. Pour un voyage à Bali en famille, il y a de quoi occuper tout le monde sans jamais se répéter : rizières à vélo, forêts de singes, spectacles de danse au coucher du soleil, plages calmes pour les petits, safaris animaliers, cours de cuisine balinaise, villages d’artisans. Rarement une île aussi petite offre autant de contrastes en si peu de kilomètres. Chaque journée peut mêler nature, culture et farniente. Voilà ce qu’on aime dans ce voyage à Bali : rien ne ressemble à la veille. Ce sont nos 13 lieux préférés pour un séjour à Bali en famille.

Pour les parents pressés

  1. Sanur, la plage calme où les petits ont pied en sécurité.
  2. Ubud, le cœur culturel avec singes, marché et cuisine balinaise.
  3. Sidemen, la vallée sans foule qui surprend toujours les familles.
  4. Kintamani, le volcan Batur et son panorama saisissant à l’aube.
  5. Ulun Danu Beratan, les temples sur lac qui semblent flotter dans la brume.

Sanur, la plage familiale où on a enfin soufflé

Tom était debout à six heures, appareil photo en main, à cadrer les jukung, ces bateaux de pêche à balancier peints en bleu et rouge, qui rentraient au port. Léo construisait un barrage dans le sable mouillé, les pieds dans une eau à peine frémissante. C’est ça, Sanur : une mer sans vagues dangereuses, sans courant fort, où on peut laisser un enfant de sept ans patauger tranquille. Après avoir entendu parler des courants de Kuta et de Canggu, déconseillés avec des jeunes enfants, on a soufflé ici pour la première fois du séjour.

Le front de mer longe la plage sur plusieurs kilomètres de piste cyclable. On a loué des vélos en milieu de matinée et pédalé jusqu’aux premiers restaurants. Pour un nasi goreng avec œuf au plat et krupuk, on a payé l’équivalent de deux euros par assiette, les enfants ont vidé leur plat. Pour bali en famille, cette plage est le point de départ idéal.

Sanur, la plage familiale où on a enfin soufflé

Nusa Dua, le cocon hôtelier pour une semaine sans stress

À Nusa Dua, on a posé les valises et on n’a presque plus bougé pendant quatre jours. Le complexe avait un club enfants, une piscine à débordement et une plage protégée par une barrière de corail : la mer y est plate, presque douce, rien à voir avec les rouleaux de Kuta. Inès sautait depuis le bord de la piscine, encore et encore, pendant que Tom calait son appareil photo pour attraper la lumière du coucher de soleil. C’est ce genre d’après-midi qu’on ne planifie pas et qu’on n’oublie pas.

Pour 100 euros la nuit, on avait une villa entière avec piscine privée, soit le prix d’une chambre correcte à Paris. Les nuits tournent entre 80 et 150 € selon la saison. Nusa Dua sert aussi de point de départ pour filer à Uluwatu voir le spectacle Kecak au coucher du soleil : quarante minutes de route, et on comprend pourquoi ce séjour résume rarement un seul visage de Bali en famille.

Nusa Dua, le cocon hôtelier pour une semaine sans stress

Uluwatu, le temple sur falaise et le feu du Kecak au coucher du soleil

Tom a sorti son appareil dès qu’on a aperçu le temple. Il se tient au bord d’une falaise de soixante-dix mètres, l’océan Indien en fond, et la lumière de fin d’après-midi teinte tout en orange brûlé. Parmi les temples de Bali, c’est celui qui marque le plus une famille à la première visite. On a noué nos sarongs à l’entrée, ils les prêtent sur place, c’est obligatoire. Puis on a longé la falaise en gardant un œil sur les macaques, rapides et attirés par les lunettes : Léo a serré son téléphone dans sa poche sans qu’on ait besoin de lui dire deux fois.

Le soir, on s’est installés pour le Kecak. Le chœur d’une centaine d’hommes démarre doucement, puis ça enfle, ça pulse, les flammes entrent en scène. Léo a voulu identifier chaque personnage du Ramayana, Rama, Sita, Hanuman, comme s’il menait une enquête. Pour l’entrée et la danse balinaise incluse dans le billet, on a payé autour de 5 € par adulte, et le soleil est tombé dans l’eau juste derrière la scène.

Uluwatu, le temple sur falaise et le feu du Kecak au coucher du soleil

Ubud, le cœur de l’île où chaque journée ressemble à une aventure

On était au marché d’Ubud à sept heures du matin, avant la chaleur. Les étals sentaient le gingembre frais et le jasmin. Léo et Inès choisissaient les épices pour le cours de cuisine : curcuma, galanga, feuilles de combava. Pour environ 35 euros par adulte, ce cours de cuisine balinaise dure trois à quatre heures et commence exactement là, au marché, avant de préparer le nasi goreng et les satays en famille.

La Monkey Forest se visite en une heure, mais les macaques montent sur les épaules sans prévenir : mieux vaut ranger lunettes et sacs ouverts avant d’entrer. La danse du Barong vaut le voyage pour les enfants : le bien contre le mal, des costumes colorés, une narration qu’Inès suivait sans traduction. Depuis Ubud, on peut rayonner vers le Bali Safari & Marine Park, le Bali Bird Park à une demi-heure, ou le rafting sur la rivière Ayung dès huit ans.

Ubud, le cœur de l'île où chaque journée ressemble à une aventure

La Monkey Forest d’Ubud, la forêt sacrée où les singes font la loi

On a payé l’entrée les mains vides, exprès. Le guide nous avait prévenus : les macaques chapardent tout ce qui dépasse d’un sac. Pour environ 5 €, on accédait à la forêt d’Ubud, et la première règle s’apprend avant même de franchir le portail : rien dans les mains, rien à portée de singe. Léo a quand même glissé son carnet sous son tee-shirt, juste au cas où.

Les singes se baladent librement entre les racines et les murs de temple moussus. Léo en a observé un qui épouillait tranquillement son voisin comme si on n’existait pas. Inès a reculé d’un pas net quand un autre s’est approché à moins d’un mètre : ce réflexe nous a tous fait rire. Une heure suffit pour faire le tour du site, temples compris.

C’est un lieu de culte balinais actif, pas un parc animalier. À Bali, les enfants en short reçoivent un sarong à l’entrée : on en a noué deux autour des hanches sans se poser de questions.

La Monkey Forest d'Ubud, la forêt sacrée où les singes font la loi

Le Bali Safari & Marine Park, la journée animalière qui dépasse les attentes

Léo a collé son nez contre la vitre de la jeep au moment où le tigre blanc a levé la tête. Il n’a pas bougé pendant une bonne minute. Le Bali Safari & Marine Park, à Gianyar, rassemble plus de cent espèces animales : dragons de Komodo, orangs-outans, tigres blancs. Le safari en jeep traverse les enclos sans barrière visible, ce qui change tout pour les enfants. Pour 250 000 IDR par adulte et 200 000 IDR par enfant du mardi au dimanche, le billet inclut aussi le Bali Agung Show, un spectacle de danse balinaise avec animaux vivants sur scène. On n’avait pas prévu de passer la journée entière dans ce parc, et pourtant on est sortis à la fermeture. Les adultes peuvent aussi opter pour le Night Safari, à partir de 600 000 IDR, dîner inclus : une version nocturne que Léo réclamait déjà pour la prochaine fois.

Le Bali Safari & Marine Park, la journée animalière qui dépasse les attentes

Les rizières de Jatiluwih, le paysage UNESCO qu’on n’oublie pas

Tom a posé un genou à terre pour photographier les terrasses en contre-plongée. Le vert était si dense qu’il virait presque au bleu. Les rizières de Jatiluwih s’étagent à perte de vue dans la région de Tabanan, et l’air y est frais après la chaleur des plages. C’est l’un des paysages de Bali qui marque le plus les enfants, parce que la nature y est à portée de main. Inès s’est installée sur un muret, carnet ouvert, et a dessiné sans lever la tête pendant vingt minutes. Léo pédalait déjà loin devant. Pour une quinzaine d’euros, on avait loué quatre vélos au départ du circuit. Le tracé entre Jatiluwih et Taman Ayun est à 80 % plat ou descendant : même Inès n’a pas eu à pousser une seule fois. Les canaux d’irrigation longent le chemin, et on entend l’eau avant de la voir. Notre chauffeur avait combiné les rizières et le temple de Taman Ayun dans la même journée, ce qui évite de revenir dans le coin.

Les rizières de Jatiluwih, le paysage UNESCO qu'on n'oublie pas

Tanah Lot, le temple marin qui surgit de l’océan au coucher du soleil

Le rocher est plus petit qu’on l’imagine sur les photos. Quand on s’en approche à marée basse, l’eau tourbillonne en petits remous verts et le temple semble flotter. Léo a immédiatement décrété que c’était une forteresse imprenable : la mer coupe l’accès au temple à marée haute, ce qui rend la chose encore plus mystérieuse aux yeux d’un enfant de onze ans. Le sarong noué à l’entrée, Tom et moi l’avons gardé serré à cause du vent qui remontait de l’océan.

On a payé 100 000 IDR par adulte et 60 000 IDR pour Léo. Notre chauffeur avait combiné la visite avec Jatiluwih le matin, ce qui nous a permis de rentrer avant que la foule ne transforme le chemin en embouteillage de sandales. Arriver tôt change tout : explorer Bali en famille, c’est souvent choisir l’heure plutôt que le lieu.

Tanah Lot, le temple marin qui surgit de l'océan au coucher du soleil

Tirta Empul, le temple de purification où l’eau est sacrée

On est arrivés à Tirta Empul en milieu de matinée, après trente minutes de route depuis Ubud. Les bassins étaient déjà pleins de fidèles en prière, vêtus de blanc, avançant de source en source sous les jets d’eau. Pour 35 000 IDR l’entrée, on a passé presque deux heures à observer ce rituel balinais sans jamais avoir l’impression d’être de trop. Le sarong est obligatoire : on en a emprunté un à l’entrée, et Inès a mis le sien avec un sérieux qui nous a fait sourire.

Les 11 sources sacrées forment des rangées de jets réguliers, et les offrandes de fleurs flottent entre les fidèles. Inès a sorti son carnet presque aussitôt pour croquer les pétales jaunes et roses, les poissons rouges qui glissent sous la surface. Les enfants repèrent les poissons avant les adultes, et ça suffit à les tenir captivés le temps d’une visite en famille.

Tirta Empul, le temple de purification où l'eau est sacrée

Sidemen, la vallée sans foule qui devient souvent le coup de cœur

On avait hésité à mettre Sidemen au programme. Un village, des rizières, pas grand-chose à « faire » sur le papier. Et puis on est arrivés, et on a compris pourquoi cet endroit revient dans tous les récits de familles qui ont fait bali en famille sérieusement. Les rizières s’étendent sans barrière ni panneau. Léo a transformé le chemin entre les champs en expédition botanique, en ramassant chaque feuille bizarre. Inès, elle, a trouvé la rivière et n’en est plus repartie : les cailloux lisses s’accumulaient dans sa poche jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus fermer son short. Ce que les enfants adorent ici, c’est que personne ne leur dit de ne pas toucher. Les habitants s’arrêtent, sourient, sortent leur téléphone pour prendre les petits en photo. Pour 90 euros la nuit dans une villa locale avec vue sur les rizières, on a dormi mieux qu’ailleurs.

Sidemen, la vallée sans foule qui devient souvent le coup de cœur

Kintamani et le mont Batur, le volcan qui réveille tout le monde à l’aube

Tom a sorti l’appareil photo avant même d’être sorti de la voiture. Le Batur était là, à moitié dans les nuages, avec le lac en contrebas et la caldeira qui s’étire sur des kilomètres. On avait roulé de nuit depuis Ubud, et le froid du petit matin nous avait surpris : à cette altitude, il faut prévoir des couches, même en pleine saison sèche.

Léo voulait monter jusqu’au cratère dès le premier jour. La randonnée jusqu’au sommet du Batur est accessible à partir de dix ans environ, selon les guides locaux. Pour les enfants plus jeunes, le belvédère de Kintamani suffit largement : la vue sur le volcan et le lac est déjà saisissante. On a déjeuné dans un restaurant qui surplombe la caldeira, les assiettes fumantes posées face au volcan dans la brume. C’est l’un de ces moments de Bali en famille où personne ne regarde son téléphone.

Kintamani et le mont Batur, le volcan qui réveille tout le monde à l'aube

Nusa Penida, l’île sauvage à 30 minutes de bateau qui coupe le souffle

Sur le belvédère de Kelingking Beach, on a regardé le lagon turquoise en contrebas sans trouver les mots. Léo a demandé si on pouvait descendre jusqu’à la plage. La descente est raide, avec des cordes sur certains passages : à évaluer selon l’âge et la forme des enfants avant de s’y engager. On a regardé Inès, on a regardé la pente, et on est restés en haut. Le panorama depuis le belvédère vaut largement le voyage.

Pour rejoindre Nusa Penida depuis Sanur, le fast boat traverse la mer en moins de trente minutes. Les routes de l’île, elles, sont une autre histoire : nids-de-poule, virages sans glissière, pentes abruptes. Prévoir un chauffeur sur place est indispensable pour une famille avec des enfants. Broken Beach et Angel’s Billabong se méritent, mais pas au volant d’un scooter avec des gamins derrière. L’excursion à la journée reste l’option la plus simple pour explorer bali en famille sans logistique lourde.


Ulun Danu Beratan, le temple sur le lac qu’on a pris pour un mirage

On a quitté Ubud tôt, et la route a changé de visage bien avant d’arriver. Les plantations de fraises longent le bas-côté, les marchés de fleurs débordent sur l’asphalte, l’air se rafraîchit à mesure qu’on monte vers le nord. Tom avait glissé un gilet dans le sac pour Inès. Elle en a eu besoin dès la sortie du van. Au lac Beratan, les temples flottaient dans la brume du matin comme une image inventée. Les pagodes balinaises semblaient posées sur rien, le reflet brouillé par la vapeur. Inès a ouvert son carnet sans qu’on lui dise rien. Elle a dessiné pendant vingt minutes, la langue entre les dents. Pour 100 000 IDR adulte et 60 000 IDR enfant, on a eu la visite du lac, et cette lumière qui finit toujours par percer. Dans ce voyage à Bali en famille, c’est le site qui surprend le plus, loin des circuits touristiques du sud.


Notre retour sur Bali en famille

Nos lieux phares : Ubud, Sidemen et Sanur ont rythmé notre séjour à Bali.

Les grands moments : Le Kecak à Uluwatu et le safari à Gianyar ont tout écrasé.

Pause détente : Les matins à Sanur, à vélo sur le front de mer, sans rien prévoir.

Notre astuce : Réserver un chauffeur à la journée : plus souple qu’un tour organisé.

Coup de cœur de la famille : Le lever de soleil sur le mont Batur (Tom), les macaques de la Monkey Forest (Léo), les temples flottants d’Ulun Danu Beratan (Inès), le marché d’Ubud au petit matin (Claire).


Ce qu’on aurait aimé savoir avant de partir à Bali en famille

Combien de jours faut-il prévoir pour visiter Bali en famille ?

Dix à quinze jours permettent de couvrir le sud, Ubud, Sidemen et le nord sans se précipiter. En dessous de dix jours, il faut choisir une zone et renoncer aux étapes volcaniques ou aux îles voisines comme Nusa Penida.

Quelle est la meilleure période pour partir à Bali en famille ?

La saison sèche, d’avril à octobre, reste la plus fiable : journées ensoleillées, mer calme au sud, randonnées praticables. Mai et septembre offrent les mêmes conditions qu’août avec moins de monde et des tarifs hôteliers nettement plus bas.

Vaut-il mieux louer un chauffeur privé ou se déplacer seul à Bali avec des enfants ?

Le chauffeur privé à la journée est la formule la plus adaptée aux familles : confort, flexibilité des horaires, pas de stress de stationnement. Le tarif tourne autour de 50 à 70 € la journée, soit moins qu’une location de scooter avec enfants à bord.

Quel budget prévoir pour un voyage à Bali en famille ?

Comptez environ 1 300 € sur place pour quatre personnes sur onze jours, hors vols. Les vols Paris-Bali varient de 900 € en basse saison à 1 450 € en juillet-août. Une villa avec piscine privée revient entre 80 et 150 € la nuit.

Faut-il un visa pour aller à Bali avec des enfants, et comment l’obtenir ?

Oui, un e-VOA est obligatoire pour tous, enfants compris. Il se demande en ligne sur evisa.imigrasi.go.id avant le départ, coûte 500 000 roupies par personne et est valable 30 jours. Il est reconnu à l’aéroport de Denpasar dès l’arrivée.