Destinations > Que faire à Oman > Les plus beaux paysages
Tout a commencé par un petit défi lancé aux familles du blog : « Envoyez-moi vos 10 plus beaux paysages ! » Résultat ? Les Haddad m’ont envoyé un concentré de nature, d’émotion et de sable dans les chaussettes ! Installés à Mascate depuis 7 ans, Issam, Leïla et leurs deux filles explorent le Sultanat d’Oman comme d’autres explorent leur jardin. Montagnes, wadis turquoise, déserts infinis… chaque lieu devient une aventure en famille. Ce carnet, c’est leur façon de nous faire découvrir un pays unique à travers leurs yeux curieux, leurs éclats de rire, et quelques anecdotes qui sentent bon le zaatar et le sable chaud.
🌟 Et si vous jetiez un œil à nos autres pépites ?
🏜️ Le désert de Wahiba Sands, au cœur des dunes infinies
Dès qu’on quitte la route, le sable prend le dessus. Le désert de Wahiba Sands s’étend à perte de vue, comme une mer dorée. Les Haddad y viennent souvent, mais chaque fois, la magie opère. Ce soir-là, Issam entraîne ses filles sur une crête pour observer le coucher du soleil. Les dunes ondulent, et la lumière rasante peint des ombres mouvantes sur le relief. Mina, chaussée de ses petites bottes roses, court partout en criant qu’elle est « la princesse du sable de Wahiba ». Yasmine, plus contemplative, écoute son père lui expliquer la formation de ces dunes anciennes, balayées par les vents du Sharqiyah.
Une fois la tente montée, Leïla sort les dattes, le thé brûlant, et allume quelques bougies. Le silence du désert s’installe doucement, ponctué par les rires et les questions de Mina sur les scorpions et les étoiles. La nuit tombe vite. La chaleur humaine reste, ancrée dans ce paysage brut. Ici, la vie s’invite au cœur du désert, entre grains de sable et histoires murmurées. Un moment spectaculaire, puissant, et profondément vivant.
🌊 Wadi Shab, l’oasis magique où l’eau sculpte la roche
Il faut marcher une petite heure, longer la paroi rocheuse et traverser un ruisseau, parfois les chaussures à la main. Mais Wadi Shab le mérite largement. Les Haddad y vont souvent, et chaque visite réserve une surprise. Ce jour-là, après une marche joyeuse (et quelques glissades qui ont fait rire Mina aux éclats), la famille atteint les fameuses piscines naturelles. L’eau turquoise miroite entre les roches, dans un décor si beau qu’on croirait un tableau.
Issam propose un petit plongeon. Yasmine hésite, Leïla préfère savourer les rayons du soleil sur la pierre chaude. Mina, elle, saute sans réfléchir, et ressort en hurlant qu’elle est un dauphin magique. Dans l’eau fraîche et limpide, les rires résonnent contre les parois du wadi. L’endroit est préservé, apaisant, presque secret. On croise quelques voyageurs, des familles omanaises, des jeunes venus pique-niquer au bord des bassins.
Ce wadi est un vrai petit paradis, un endroit unique où la roche, l’eau et la lumière s’entrelacent. Chaque recoin raconte une histoire, chaque cascade invite à la détente. Une parenthèse fraîche au cœur de l’aventure, à deux pas du gouffre de Bimmah.
🏞️ Jebel Akhdar, montagne verte et vue à couper le souffle
On grimpe en 4×4 par une route en lacets, et l’air devient soudain plus frais. Le Jebel Akhdar, surnommé « la montagne verte », déploie ses terrasses cultivées et ses panoramas vertigineux. Les Haddad aiment y venir au printemps, quand les rosiers embaument les vallées. Ce jour-là, Issam guide la famille jusqu’à un petit village perché, entre falaises et vergers d’abricotiers. Il explique aux filles comment les habitants récoltent à la main les pétales de roses de Damask pour en faire de l’eau florale.
Yasmine dessine les maisons en pierre, le regard plongé dans le vide majestueux. Même Mina s’arrête de bouger, hypnotisée par la vue spectaculaire sur les vallées en contrebas. Le silence de la montagne est ponctué par le chant des oiseaux et le souffle du vent.
Après une courte marche, Leïla sort un goûter aux figues sèches. Assis à l’ombre d’un genévrier, ils observent le paysage, sans rien dire. La nature ici est généreuse, sauvage, accueillante. Les sentiers sont accessibles, les villages authentiques, et chaque détour donne envie d’explorer plus loin. Le Jebel Akhdar, c’est la montagne telle qu’on la rêve : habitée, vivante, ouverte sur l’infini.
🐢 Ras al Jinz, le sanctuaire des tortues marines
Il est 21h, les lumières sont éteintes, le silence est total sur la plage de Ras al Jinz. Les Haddad avancent doucement, guidés par un ranger passionné. À la lueur des étoiles, les premières tortues marines sortent de l’eau, lentes et majestueuses. Mina chuchote, très sérieusement : « Tu crois qu’elles vont à l’école de la mer ? ». Issam étouffe un rire, pendant que Yasmine fixe la scène, bouche bée.
Chaque tortue creuse son nid avec précision, puis dépose ses œufs dans le sable chaud. On reste à distance, bien sûr, mais on sent battre la vie, sauvage, fragile, immense. Le guide explique que certaines viennent de nager des milliers de kilomètres. Leïla glisse doucement à ses filles : « Regardez bien, c’est un privilège. »
Ras al Jinz est un site unique, un sanctuaire protégé où la nature se vit sans artifice. C’est aussi une leçon de patience, de respect, d’émerveillement. Les enfants repartent avec mille questions, les adultes avec un calme profond. Un moment incontournable, gravé dans les mémoires, au cœur de la vie marine. Et sur le chemin du retour, Mina continue : « Mais elles ont des devoirs aussi ? »
🧗 Wadi Bani Khalid, palmeraie vivante et fraîcheur d’Oman
En arrivant à Wadi Bani Khalid, les filles sautent presque du 4×4 en marche. Ce wadi du Sultanat d’Oman est un petit coin de paradis : eaux turquoise, palmiers ondoyants, rochers chauffés par le soleil. Très prisé des visiteurs, il reste un des sites les plus emblématiques du pays. Issam connaît un sentier discret, qui mène à un bassin isolé, à l’abri de l’agitation.
Mina saute dans l’eau en riant. Autour d’elle, de minuscules poissons rouges glissent entre les pierres. Yasmine dessine la scène pendant que Leïla sort le pique-nique. Sous les palmiers, la beauté du lieu se savoure en silence.
Explorer les wadis d’Oman, c’est aussi vivre une expérience sensorielle en famille, entre rires, calme et émerveillement. Ce lieu offre un moment suspendu, entre découverte, baignade et complicité. Parmi les beaux paysages d’Oman, celui-ci reste inoubliable pour les Haddad.
🏰 Fort de Nizwa, entre histoire et panorama urbain
Sous un soleil doux du matin, les Haddad gravissent les marches du fort de Nizwa. Haut perché, ce fort circulaire offre une vue splendide sur la ville ancienne : les palmeraies, les dômes des mosquées, les montagnes au loin. Issam s’arrête à chaque embrasure, expliquant comment les défenseurs versaient de l’huile bouillante sur les envahisseurs. Yasmine prend des notes. Mina, elle, cherche surtout s’il reste des chevaliers.
Mais rapidement, les filles réclament le souk. Le marché d’épices de Nizwa est juste à côté : explosion d’odeurs, de couleurs et de saveurs. Leïla discute avec des femmes locales, qui lui parlent de gingembre contre les maux d’hiver, ou d’infusions au safran pour l’énergie. Les enfants goûtent à des fruits secs sucrés, et rient devant des montagnes de curcuma.
Ce lieu est un concentré de culture omanaise, entre histoire, traditions et vie locale. Le fort reste majestueux, mais c’est le lien avec le quotidien qui le rend vivant. En redescendant, Issam conclut : « La meilleure défense, c’est toujours la connaissance. » Mina, elle, pense qu’une épice bien choisie peut aussi faire l’affaire.
🛶 Musandam, fjords omanais et falaises abruptes
Au nord du pays, Musandam révèle une Oman plus sauvage, plus calme, à part. Les Haddad embarquent à bord d’un dhow, bateau en bois au charme intemporel. Les falaises plongent dans la mer calme, immense, bleue et silencieuse. Yasmine, émerveillée, glisse : « C’est le fjord d’Aladin. »
Le bateau avance lentement. Des oiseaux volent au-dessus des vagues, Mina scrute l’horizon, jumelles en main. Issam partage des anecdotes, pendant que Leïla profite du silence. Une escale dans un petit village de pêcheurs ajoute une touche humaine à l’excursion.
Tout semble suspendu, comme si le monde s’était mis sur pause. Les reliefs, la lumière, les sons feutrés… tout reste en mémoire. À l’arrivée, Leïla sourit : « Ce genre de calme, on devrait le mettre en bouteille. » Mina, fidèle à elle-même : « Moi je prends les poissons aussi ! »
🌅 Coucher de soleil sur la plage d’Aseelah : or et rouge sur la mer d’Arabie
Parfois, il suffit d’un ciel en feu et d’un peu de sable pour arrêter le monde. La plage d’Aseelah, au sud, offre ce calme rare. Les Haddad aiment y venir en fin de journée, après une escapade dans l’arrière-pays. Le vent souffle doucement, la lumière glisse de l’or au rouge cuivré.
Mina dessine des cœurs dans le sable mouillé. Yasmine observe en silence, crayon à la main. Issam capture la scène, pendant que Leïla sert du thé fumant. Le soleil s’incline lentement, touchant l’horizon.
C’est un lieu simple, parfait pour finir une aventure en douceur. Pas d’écran, pas de bruit. Juste les couleurs qui dansent, et cette sensation d’être exactement à la bonne place. Mina chuchote : « Le ciel, il fait un câlin à la mer. »
🏕️ Rub al-Khali : silence absolu et grandeur du désert omanais
Ici, tout semble immense : le ciel, le silence, les ondulations dorées à l’infini. Le Rub al-Khali, surnommé le “quart vide”, efface peu à peu les repères. Pas de réseau, pas de bruit. Juste le vent qui sculpte le sable, et cette sensation d’être minuscule dans un monde figé.
Issam raconte les caravanes, les étoiles comme repères, les peuples du désert. Yasmine écoute, pensive. Mina s’enfonce dans le sol, ravie : « Regarde, je deviens une dune ! »
Le soir, autour du feu, Leïla cuisine pendant qu’Issam parle de poésie bédouine. La nuit tombe, profonde, silencieuse. On ne visite pas cet espace, on s’y abandonne. Il offre un apaisement rare, sans détour. Leïla dira plus tard : « Ici, le silence fait du bien comme un long câlin. »
🌴 Oasis de Bahla, entre nature, légendes et bien-être
À Bahla, tout semble connecté à la terre. L’eau coule doucement dans les canaux, les dattiers offrent leur ombre, et les murs en pisé racontent des histoires anciennes. Les Haddad y passent la journée au rythme lent du village, entre détente et apprentissages.
Pendant qu’Issam explore le vieux fort, Leïla propose un petit rituel aux filles : bain de pieds aux herbes, fou rire garanti. Assises à l’ombre, elles savourent ce moment de douceur.
Un peu plus loin, Yasmine pétrit du pain avec une habitante. On lui raconte une légende sur un palmier enchanté. Mina, elle, suit une grenouille « magique » en riant.
Le lieu apaise, par sa simplicité et sa chaleur humaine. Ici, on prend le temps, on observe, on écoute. Bahla se vit plus qu’elle ne se visite. En repartant, Leïla glisse : « Certains endroits font du bien, sans qu’on sache vraiment pourquoi. »
