Destinations > Que faire en Turquie > Cappadoce
Pour les Demir, voyager en Turquie, c’est aussi explorer leurs racines. Alors quand une envie d’évasion s’est fait sentir, ils ont choisi de partir découvrir les merveilles de la Cappadoce, cette région aux paysages sculptés par le vent et chargée d’histoire. Une première pour les enfants… et une belle surprise pour toute la famille.
Pendant une semaine, ils ont combiné vol en montgolfière au lever du jour, randonnées entre les cheminées de fée, visites de sites troglodytiques et immersion dans les traditions locales. Chaque jour, une nouvelle aventure, entre ciel et roche.
Aylin, passionnée de patrimoine, a entraîné tout le monde dans sa passion pour les églises rupestres. Julien a trouvé de quoi satisfaire son besoin d’action (et tester son turc !). Kerem a sorti sa casquette d’archéologue amateur, tandis qu’Elif dessinait des fées sur chaque pierre un peu étrange.
Dans cet article, on vous partage leur itinéraire jour par jour, leurs meilleures astuces pour organiser le séjour, louer un logement troglodytique, et surtout ne rien rater des incontournables de cette région envoûtante.
Prêts pour une escapade à vivre en famille ? Suivez les Demir dans leur aventure au cœur de la Turquie.
🏞️ Explorons encore plus ce pays !
🗓️ Jour 1 – Arrivée à Kayseri et premières merveilles à Göreme
La Cappadoce, ça commence fort. À peine sortis de l’aéroport de Kayseri, au cœur de la région de la Turquie centrale, les Demir découvrent un paysage chaud et minéral, baigné de soleil. Rochers sculptés, lumière dorée, ciel d’un bleu pur… et ce sentiment immédiat d’être loin, très loin du quotidien stambouliote. Julien, pourtant habitué aux tours en Turquie, reste bouche bée.
Après une petite heure de route vers Nevşehir, ils arrivent à Göreme, ville emblématique de la Cappadoce, classée parmi les plus beaux sites troglodytiques du pays. La famille s’installe dans une location de vacances creusée dans la roche. Un logement simple, mais plein de charme, repéré par Aylin qui ne rate jamais une occasion de découvrir le patrimoine local. « On dort dans une grotte ? », s’étonne Kerem. « C’est une vraie ville souterraine, maman ? », ajoute Elif. Ambiance assurée.
Visite libre et premiers émerveillements
Pour ce premier jour, rien de trop chargé : une balade en plein air dans les ruelles de Göreme, histoire de visiter tranquillement et de s’acclimater. Les maisons troglodytiques s’accrochent aux flancs des falaises, les échoppes artisanales débordent de couleurs, et les cheminées de fée se dressent fièrement tout autour de la ville.
Kerem ne se lasse pas de les observer. Elif, elle, invente déjà des histoires de fées protectrices des lieux. Ce premier contact avec la Cappadoce est un choc visuel, et on sent que la magie va opérer tout au long du séjour.
Un coucher de soleil hors du temps
En fin de journée, la famille monte doucement jusqu’au Sunset Point, un des points à voir absolument à Göreme. Là-haut, la vue sur les vallées est spectaculaire, surtout quand le soleil rase les roches. Temps suspendu. Les enfants s’installent sur un rocher, Aylin sort son carnet, Julien prend mille photos. Pas besoin de programme, juste profiter de ce court séjour.
Demain, un réveil aux aurores les attend… avec une promesse qui fait déjà briller les yeux des petits : voler au-dessus des vallées en montgolfière.
🎈 Jour 2 – Vol en montgolfière au lever du soleil : un rêve éveillé
Le réveil sonne à 4h30. Dur pour tout le monde, sauf pour Kerem et Elif qui bondissent du lit : aujourd’hui, on vole ! La navette vient les chercher dans la nuit encore noire, et à cette heure-ci, même Julien a du mal à aligner deux mots sans un café. Mais quand ils arrivent sur le site de décollage, tout change.
Autour d’eux, des dizaines de ballons se gonflent lentement, illuminés de l’intérieur. Elif les compte, les yeux brillants. Aylin prend une photo toutes les dix secondes. Julien filme tout, en murmurant : « C’est presque trop beau pour être vrai. »
Un moment suspendu dans le ciel
À 6h, leur montgolfière quitte le sol. Silence dans la nacelle. La Cappadoce se réveille doucement sous leurs pieds : vallées teintées d’ocre, cheminées de fée aux silhouettes étranges, villages encore endormis… C’est à la fois paisible et grandiose. Le soleil perce l’horizon, baignant le paysage dans une lumière dorée.
Kerem commente chaque forme rocheuse comme s’il faisait une visite guidée. Elif, les bras écartés, répète : « Je suis un papillon. » Aylin, elle, ne dessine pas cette fois : elle profite. Un pur moment de grâce.
Après 45 minutes de vol, le ballon se pose dans un champ. L’équipe au sol les accueille avec du jus de grenade frais. Tout le monde est euphorique. Même Julien, d’habitude peu démonstratif, avoue : « C’est l’une des plus belles choses que j’ai vues. »
Immersion au cœur de l’histoire byzantine
Retour à l’hôtel pour un petit-déj bien mérité, puis cap sur le Göreme Open Air Museum, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce site impressionne autant par son cadre que par ses détails : églises troglodytiques, chapelles ornées de fresques, cellules monastiques creusées dans la pierre.
Avec un guide passionné, la visite devient vivante. Aylin décrypte l’architecture byzantine, Kerem veut tout savoir sur les symboles, Elif collectionne les croquis. Julien tente de photographier une fresque sans flash… mission quasi impossible !
Ils passent plus de deux heures à explorer. Le guide leur raconte même la légende d’un moine qui aurait vécu ici en ermite, ce qui fascine Kerem.
Une chasse au trésor version Cappadoce
L’après-midi, pour maintenir l’attention des enfants, Julien a une idée : une chasse au trésor géologique. Objectif : retrouver trois formations en forme d’animaux. Une tortue, un chameau, et ce qui pourrait être… un dromadaire enrhumé (dixit Elif).
Ils rient, explorent, et se lancent dans de petites courses entre les rochers. C’est simple, mais magique. Et surtout, ça permet de continuer la découverte en douceur.
Le soir, installés sur une terrasse, ils dégustent des gözlemes et racontent chacun leur moment préféré de la journée. Un rêve éveillé, vraiment.
🏰 Jour 3 – Uchisar et la vallée des pigeonniers : des vues à couper le souffle
Ce matin, cap sur Uçhisar, le village le plus haut perché de Cappadoce. La route serpente à travers les roches dorées, et déjà, la silhouette du château-fort se détache au loin. « On dirait un château taillé dans un gâteau de sable », dit Elif. Julien sourit : l’image est parfaite.
Un château taillé dans la roche
La montée vers le château commence sous un ciel bleu éclatant. Les escaliers sont irréguliers, sculptés dans la pierre, et offrent à chaque palier une nouvelle vue à couper le souffle. Kerem grimpe avec entrain, repérant des niches et des ouvertures qu’il imagine secrètes. Aylin, elle, note les détails architecturaux : voûtes, entrées creusées à même la falaise, traces d’usure.
Au sommet, le panorama est exceptionnel : Göreme d’un côté, les vallées de l’autre, et les monts Erciyes au loin, enneigés malgré le soleil. Julien tente une photo panoramique… puis une deuxième, parce que la première « n’était pas droite ». Elif pointe un rapace dans le ciel, Kerem cherche des formes de volcans éteints.
On reste longtemps là-haut, sans trop parler. Un moment de calme, perché au-dessus du monde.
Descente vers la vallée des pigeonniers
La descente s’amorce doucement vers la vallée des pigeonniers. Ce lieu, autrefois essentiel à l’agriculture locale, est aujourd’hui un havre de paix. Les parois criblées de petites niches servaient d’abris aux pigeons, élevés pour leurs fientes fertilisantes. Un savoir-faire local qu’Aylin explique aux enfants, carnet à la main.
Elif imagine une armée de pigeons messagers, Kerem cherche les plus anciennes niches, parfois ornées. Julien, lui, profite de la balade pour capturer des vidéos, entre deux anecdotes sur les caravanes de la route de la soie.
Le sentier est facile, ponctué de haltes pour observer les roches. Certaines cheminées ont des formes… très créatives. Fou rire général quand Elif pense reconnaître « un troll qui fait la sieste ».
Coucher de soleil et tisane à la menthe
Pour finir la journée, retour au Sunset Point, devenu leur repère préféré. Les enfants retrouvent « leur rocher », Aylin peaufine un croquis, et Julien commande une tisane à la menthe et un thé noir bien corsé.
Le soleil décline lentement, projetant des ombres longues et dorées sur la vallée. Encore un de ces moments où tout le monde est là, ensemble, sans écran, juste avec le paysage.
Une journée simple, mais incroyablement riche.
🕳️ Jour 4 – Aventure souterraine à Derinkuyu et détour par Kaymakli
Changement d’ambiance : ce jour-là, la famille Demir troque les vallées baignées de lumière pour les profondeurs mystérieuses de la Cappadoce. Direction Derinkuyu, la plus impressionnante des villes souterraines de Turquie.
Plongée dans un autre monde
À l’entrée, Kerem est surexcité. Il a relu la veille un article sur les cités antiques et se voit déjà en archéologue en mission. Dès les premiers escaliers, l’atmosphère change : fraîcheur soudaine, silence feutré, murs de pierre taillés avec précision.
Derinkuyu s’étend sur huit niveaux, jusqu’à 60 mètres sous terre. Les Demir avancent prudemment dans les galeries étroites. Aylin, toujours attentive aux détails, remarque les systèmes d’aération et les puits qui reliaient les différents étages. Elle en profite pour glisser quelques anecdotes sur l’époque byzantine et les premiers chrétiens réfugiés ici.
Kerem inspecte chaque recoin, lampe frontale vissée au front. Elif reste près de Julien, un peu impressionnée, mais curieuse. Ensemble, ils découvrent des cuisines, des chapelles, des écuries souterraines… et même une école creusée dans la roche !
Labyrinthe à Kaymakli
Après une pause déjeuner bien méritée, cap sur Kaymakli Underground City. Moins profonde mais encore plus labyrinthique, cette ville souterraine réserve son lot de surprises… à commencer par l’entrée que Julien loupe à cause d’un GPS capricieux.
Mais pas de panique ! En rebroussant chemin, ils tombent par hasard sur un petit sentier qui mène à un lac niché entre les collines, totalement désert. L’eau est calme, bordée de roseaux. Aylin sort son carnet, Elif ramasse des pierres plates pour faire des ricochets, et Kerem décide que ce sera leur « site secret ».
Une fois l’entrée de Kaymakli retrouvée, c’est reparti pour une exploration souterraine. Les galeries sont plus basses, les passages plus étroits. Julien se cogne deux fois, mais garde le sourire. Kerem est dans son élément, déterminé à cartographier les tunnels. Elif, elle, veut juste savoir où les gens allaient aux toilettes.
Fin d’après-midi à l’air libre
Après ces heures passées sous terre, la lumière du jour fait du bien. La famille remonte en surface avec la sensation d’avoir visité un autre monde. Ils terminent la journée tranquillement, sur la terrasse de leur hôtel, à regarder le ciel s’embraser doucement.
Une journée entre ombre et lumière, pleine de découvertes et de petits imprévus qui font tout le charme du voyage.
🏜️ Jour 5 – Vallée de l’Amour : poésie, rires et cheminées farfelues
Après les profondeurs de la veille, place à une journée au grand air, dans un décor aussi étrange que fascinant : la vallée de l’Amour. Rien que le nom fait sourire Elif. Julien, lui, tente de garder son sérieux… mais on sait déjà que c’est peine perdue.
Des formes qui en disent long
Dès leur arrivée, les Demir sont accueillis par un paysage qui semble tout droit sorti d’un film d’animation. Les cheminées de fée ici ont des formes très particulières, allongées, arrondies, parfois… suggestives. Kerem lève un sourcil. Elif pouffe. Julien toussote et lance un regard paniqué à Aylin, qui lève les yeux au ciel : « Tu te débrouilles. »
Julien improvise donc une explication géologique hasardeuse sur l’érosion du tuf volcanique. Kerem, sceptique, répond : « OK… mais pourquoi elles ont toutes cette forme ? » Silence. Rires. L’ambiance est lancée.
Un pique-nique à l’ombre des géants
Le sentier serpente entre les formations rocheuses. La marche est douce, ponctuée de haltes photo. Les enfants jouent à reconnaître des silhouettes dans les roches : une fusée, un totem, un champignon géant. Aylin prend des notes pour un futur croquis. Elif, elle, commence une mini-BD dans son carnet avec des fées vivant dans les colonnes de pierre.
Vers midi, la famille trouve un coin ombragé parfait pour un pique-nique. Pain plat, tomates fraîches, fromage local… le tout partagé au milieu de ce décor surréaliste. Kerem tente de faire du pain en forme de cheminée (résultat mitigé). Julien déclare que c’est son spot préféré depuis le début du séjour.
Origines volcaniques et fées imaginaires
En fin de journée, la chaleur baisse doucement. Aylin raconte aux enfants comment les éruptions anciennes ont façonné ce paysage, entre coulées de lave et millions d’années de pluie et de vent. Kerem est captivé. Elif ajoute des volcans fumants dans sa BD. Julien, lui, se demande à haute voix si les fées de la vallée ont des pouvoirs.
La balade se termine dans un calme joyeux. Personne n’a envie de rentrer tout de suite. On reste là encore un peu, à regarder les ombres allongées sur les roches, comme des géants endormis.
Une journée pleine de poésie et de complicité, au cœur d’un paysage aussi drôle que sublime.
🕌 Jour 6 – Églises rupestres et fresques byzantines dans la vallée d’Ihlara
Pour leur avant-dernier jour, les Demir partent à la découverte d’un joyau moins fréquenté, niché à deux heures de route de Göreme : la vallée d’Ihlara. Cette gorge verdoyante, creusée par la rivière Melendiz, abrite plus d’une centaine d’églises troglodytiques, témoins d’un passé religieux riche.
Un sentier au fil de la rivière
Dès l’arrivée, le contraste avec les jours précédents saute aux yeux : ici, pas de roches désertiques, mais une vallée luxuriante, bordée d’arbres et rafraîchie par l’eau. Aylin, émerveillée, retrouve des souvenirs de ses cours d’histoire de l’art. Elle entraîne toute la famille dans une promenade guidée par les fresques.
Les enfants enfilent leur sac à dos avec entrain. Kerem sort sa lampe frontale « au cas où », Elif serre son carnet sous le bras. Ensemble, ils descendent les marches qui mènent au sentier principal. Le chemin suit la rivière, entre falaises creusées et petits ponts de bois.
Fresques, symboles et mystères
Premier arrêt : l’église Saint-Georges, creusée à flanc de falaise. Aylin commente les fresques encore visibles, représentant des scènes bibliques. Julien lève la tête : sur une paroi, une inscription ancienne attire son attention. Il la prend en photo, intrigué par la mention d’un nom et d’une date qui pourrait remonter au Ve siècle av. J.-C.
Kerem veut comprendre chaque symbole. Elif dessine les arches, les anges, les motifs géométriques. « C’est comme une bande dessinée dans la pierre », dit-elle. Aylin, ravie, poursuit la visite avec passion.
Pause douceur à Güzelyurt
L’après-midi, après trois heures de marche ponctuée de haltes dans les chapelles troglodytiques, la famille remonte en voiture pour un dernier arrêt : Güzelyurt, petit village paisible à l’architecture grecque traditionnelle.
Ils s’installent au bord d’un lac tranquille, avec une glace à la main. Julien sirote un ayran glacé, pendant qu’Aylin montre aux enfants les détails d’un ancien monastère en ruine. Elif lance des cailloux dans l’eau, Kerem compte les grenouilles.
Un moment de calme parfait pour digérer les émotions de la journée, entre nature et culture.
Ce soir, pas besoin de programme. Juste un dîner simple, des souvenirs à échanger, et l’envie de profiter des dernières heures.
🍉 Jour 7 – Derniers instants à Göreme : souvenirs, croquis et au revoir
Dernier jour en Cappadoce. Pas de réveil à l’aube, pas de programme précis. Juste le plaisir de flâner, de savourer les derniers instants dans ce décor si particulier.
Une matinée tranquille à savourer
Les Demir commencent leur journée sur la terrasse de l’hôtel, avec un thé brûlant et une vue sur les cheminées de fée. Elif, concentrée, termine son carnet de voyage. Elle y colle des feuilles, des petits bouts de tissu, et colorie ses fées des montagnes. Aylin l’aide à légender ses dessins.
Kerem part avec Julien au marché du village, à la recherche d’un dernier trésor. Il revient tout fier avec un petit fossile en forme de spirale. « Un ammonite, peut-être », suppose-t-il. Aylin l’observe, émue de voir son fils si passionné.
Retour sur une semaine d’émerveillement
À midi, la famille s’installe dans une ruelle ombragée pour un déjeuner simple : soupe de lentilles, börek croustillants et salade de tomates bien mûres. Entre deux bouchées, les souvenirs remontent : le vol en montgolfière, les galeries de Derinkuyu, les rochers rigolos de la vallée de l’Amour.
« Le château d’Uçhisar était mon moment préféré », dit Kerem. « Moi j’ai adoré dessiner les fresques », répond Elif. Julien, fidèle à lui-même, tente un coup de poker : « Et si on faisait un dernier vol en montgolfière ? » Malheureusement, il ne reste aucune place. Le planning est complet jusqu’au lendemain.
Pas grave. Promesse est faite de revenir.
Une fin en douceur
En fin d’après-midi, ils retournent une dernière fois au Sunset Point. Chacun profite à sa manière : Aylin esquisse la vallée, Elif observe les nuages, Kerem garde son fossile dans la poche. Julien, lui, filme en silence.
Un dernier regard sur Göreme, puis on prend doucement le chemin du retour. Les valises sont pleines de souvenirs… et les têtes de projets pour la prochaine escapade.
😍 Les plus beaux souvenirs de la famille Demir
Les incontournables : Göreme, la vallée d’Ihlara, Derinkuyu, Uchisar et les cheminées de fée.
Moments magiques : Le vol en montgolfière à l’aube reste gravé dans toutes les mémoires.
Pause détente : Un pique-nique à l’ombre dans la vallée de l’Amour, au calme, entre les roches.
Nos coups de cœur : Le château d’Uçhisar (Kerem) | Les fresques byzantines d’Ihlara (Elif) | Le lac caché de Kaymakli (Julien) | Croquer les paysages au Sunset Point (Aylin)
Notre astuce : Réservez le vol en montgolfière dès l’arrivée : les places partent vite !