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Claire a lancé un défi à nos familles globe-trotteuses : dresser la liste des 10 plus beaux paysages de leur pays. Après le Maroc, on file entre l’Europe et l’Asie, direction la Turquie, avec la pétillante famille Demir. Aylin, Julien et leurs deux explorateurs, Kerem et Elif, nous emmènent à travers vallées lunaires, ruines antiques, plages turquoise et montagnes majestueuses. Du haut d’un volcan à un bain dans une source chaude, chaque lieu fait battre leur cœur. Prêts à découvrir la Turquie en famille, version carnet de voyage illustré ? On vous prévient, vous risquez de vouloir tout voir.
🌟 Et si vous jetiez un œil à nos autres pépites ?
🏔️ Cappadoce et ses cheminées de fée : un décor lunaire à explorer en montgolfière
Quand les Demir sont arrivés en Cappadoce, Elif a soufflé : « On est sur la Lune ? ». Devant eux, un paysage sculpté par le vent et le temps : cheminées de fée, falaises rosées, vallées profondes et formations rocheuses à perte de vue. Kerem a sorti son carnet pour dessiner ce qu’il a appelé « un monde sans angles droits ».
Ils ont commencé par Goreme, cœur historique de la région. Leurs pas les ont menés dans les maisons troglodytes aux façades ocre, puis dans une église creusée dans la roche, décorée de fresques centenaires. Julien, crayon en main, a croqué une scène pendant qu’Aylin lisait à voix basse une légende locale sur les esprits de la pierre.
Mais le moment le plus fort est venu à l’aube. La famille s’est glissée dans une montgolfière pour un vol silencieux au-dessus des vallées lunaires. Dans le panier, Elif a serré la main de Julien. Kerem, lui, comptait les ballons colorés dans le ciel. En bas, les cheminées de fée s’étiraient comme des flammes pétrifiées. En haut, le soleil dorait doucement les roches.
Ils ont atterri les joues rouges, les yeux brillants, et une certitude partagée : ce site unique est un rêve éveillé à vivre en famille.
🏖️ Ölüdeniz : la plage de sable blanc aux eaux turquoise
Quand les Demir parlent d’Ölüdeniz, leurs yeux pétillent. C’est la carte postale devenue réalité. Une plage de sable blanc en arc de cercle, un lagon aux eaux turquoise, des montagnes couvertes de pins… et ce silence apaisant, à peine troublé par les rires d’Elif.
La petite a décrété que ce lieu s’appelait « le bout du monde », car on ne pouvait pas aller plus loin sans nager. Kerem, lui, a dessiné le rivage en forme de virgule, puis a inventé un jeu de piste entre les rochers. Aylin s’est installée pieds nus dans le sable, un roman ouvert, les cheveux salés. Quant à Julien, il n’a pas pu résister à l’appel du mont Babadağ.
Car ici, on peut survoler la baie en parapente, dans un décor à couper le souffle. Julien s’est envolé, et du ciel, il a vu Elif courir sur la plage en criant : « Papa est un oiseau ! ». Le dessin est né le soir-même dans son carnet.
La journée s’est terminée par un dîner de poisson grillé face au lagon. L’air était doux, la lumière dorée glissait sur l’eau, et la famille s’est promis de revenir. Ölüdeniz est un havre où le temps ralentit, où chaque moment devient un souvenir à chérir.
🏞️ Le lac de Van : l’immensité bleue au cœur de l’est turc
À l’est de la Turquie, le lac de Van s’étend comme une mer intérieure. Kerem a demandé : « Maman, c’est un lac ou un océan ? » Face à cette étendue d’eau turquoise bordée de montagnes, on comprend sa confusion. Le plus grand lac de Turquie impressionne autant qu’il apaise.
Les Demir ont posé leurs valises dans un petit hôtel de charme, niché dans un village paisible. Depuis la terrasse, la vue embrassait les sommets enneigés et les reflets changeants du lac. Aylin adorait s’y lever tôt, quand la brume caressait encore l’eau. Julien, lui, prenait son café crayon en main, inspiré par la lumière.
Les enfants ont passé des heures à explorer les bords du lac. Elif ramassait des pierres polies par les vagues, persuadée qu’elles étaient magiques. Kerem a tenté de mesurer la profondeur du lac dans son carnet, en notant : « trop profond pour moi ». En fin de journée, ils ont partagé un pique-nique au bord de l’eau, seuls au monde, sauf quelques canards curieux.
Ce lieu hors du temps leur a offert un moment rare de silence partagé. Loin des foules, entourés de nature majestueuse, ils ont goûté à la force tranquille de cette région souvent oubliée.
❄️ Pamukkale et le château de coton : la féérie naturelle à l’état pur
Quand ils ont aperçu les terrasses blanches de Pamukkale, les Demir sont restés sans voix. Des cascades figées, des bassins d’eau chaude suspendus, un décor qui semble sorti d’un rêve. Elif a couru vers ce qu’elle appelait « le château de neige », avant de glisser les pieds dans l’eau tiède avec un grand éclat de rire.
Situé en Asie Mineure, ce site naturel unique s’est formé grâce aux sources thermales riches en minéraux. L’eau ruisselle lentement sur les roches, formant des vasques naturelles d’un blanc éclatant. Julien, fasciné, a dessiné chaque courbe, chaque reflet, pendant qu’Aylin racontait aux enfants la légende d’un géant amoureux qui aurait laissé là un escalier de coton.
Mais Pamukkale, ce n’est pas que de la géologie. Juste au-dessus des terrasses se trouvent les ruines d’Hierapolis, ancienne ville thermale fondée au IIe siècle avant notre ère. Les Demir ont marché entre les colonnes antiques et les vestiges de bains romains, émerveillés par la cohabitation entre nature et histoire.
Leur moment préféré ? Le coucher de soleil depuis les hauteurs du site. La lumière dorée glissait lentement sur les bassins, tandis que les enfants trempaient encore les pieds dans l’eau chaude. Un spectacle féerique, gravé dans leurs souvenirs comme un trésor rare.
🌲 Le parc national de Kaçkar : randonnées et sommets verdoyants
Nichés dans le nord-est de la Turquie, les monts Kaçkar forment un univers à part. Forêts denses, vallées brumeuses, cascades sauvages… Ici, la nature règne en maître, et les Demir s’y sont sentis minuscules mais libres.
Ils ont emprunté un sentier de randonnée facile, adapté aux enfants, bordé de fleurs sauvages et de cabanes en bois. Elif jouait à la bergère, un bâton à la main, pendant que Kerem traçait l’itinéraire sur sa carte. Julien s’est arrêté chaque dix mètres pour dessiner, fasciné par les scènes de la vie montagnarde : un troupeau en liberté, une vieille femme filant la laine, un enfant courant derrière une chèvre.
Dans ce parc national peu fréquenté, le silence est ponctué de cris d’aigles et de cloches de brebis. Aylin savourait l’air frais, plus doux que partout ailleurs. Elle a raconté aux enfants que ces montagnes abritent des légendes anciennes, et que les rivières auraient été créées par les larmes d’un géant.
Le pique-nique s’est improvisé au bord d’un ruisseau, sous les branches basses d’un hêtre centenaire. L’eau était glacée, les sandwichs simples, mais tout avait un goût d’aventure.
Les paysages montagneux du Kaçkar ont offert à la famille un vrai moment de reconnexion. Loin de tout, mais ensemble, ils ont touché du doigt une autre forme de liberté.
🏛️ Éphèse et ses ruines antiques : voyage dans le temps garanti
Sous un soleil éclatant, les Demir ont arpenté les ruines antiques d’Éphèse, l’une des cités les plus impressionnantes de Turquie. Colonnes renversées, mosaïques au sol, temples oubliés… tout ici invite à remonter le fil de l’Histoire. Elif, habituellement si bavarde, est restée bouche bée devant la bibliothèque de Celsus, haute et majestueuse.
Aylin avait prévu le coup : dans son sac, un recueil de récits datant du Ier siècle. Elle lisait à voix haute pendant que Kerem suivait chaque pas comme un détective du passé, carnet à la main. Il traçait des flèches entre les thermes et les vestiges de boutiques, notant : « Ici, peut-être un marchand d’épices ? »
Julien, lui, dessinait la via principale, bordée de marbre, pendant qu’Elif grimpait les marches du théâtre romain. Elle a crié « Bonjour tout le monde ! » à un public imaginaire. Le lieu, presque désert, vibrait encore de ce qu’il avait été : une ville puissante, pleine de vie, de voix, d’histoires.
En fin de visite, ils ont grimpé jusqu’à un point de vue offrant une vue plongeante sur l’ensemble du site. Le silence, cette fois, était habité. La famille a ressenti une profonde connexion avec ceux qui avaient vécu là des siècles plus tôt.
Éphèse a transformé leur balade en un véritable voyage dans le temps, riche en émotions et en découvertes.
🌊 La côte de la mer Noire : falaises, forêts et villages suspendus
Ici, la mer Noire se heurte à la roche, creuse des falaises, caresse les forêts denses, et garde les secrets de villages perchés. La famille Demir a suivi la route sinueuse du littoral, à l’écart des sentiers touristiques. Loin du tumulte, ils ont découvert une Turquie plus discrète, mais profondément authentique.
Chaque virage révélait un panorama nouveau : une crique cachée, un hameau suspendu, une plage de galets noirs oubliée du monde. Elif pointait les maisons de bois accrochées à la montagne, persuadée que des pirates y vivaient. Julien s’arrêtait sans cesse pour dessiner les toits en tôle rouillée, les barques échouées, les vieux hommes assis devant leur porte.
Ils ont passé une nuit dans une pension familiale, perchée au-dessus d’un village invisible depuis la route. À l’aube, la brume enveloppait tout, donnant à la mer des airs de nuage liquide. Kerem a noté : « Ici, on ne sait plus si c’est le ciel ou la mer qui commence ».
Pendant leurs balades, ils ont cueilli des mûres sauvages, traversé un ruisseau pieds nus et croisé un berger qui leur a offert du fromage. Cette côte, longue et sauvage, a touché quelque chose en eux.
C’était une pause hors du temps, dans un paysage qui semble chuchoter à ceux qui prennent le temps de l’écouter.
⛪ L’île d’Akdamar : trésor arménien sur le lac de Van
Au large des rivages orientaux, un petit morceau de terre flotte sur le lac de Van. L’îlot d’Akdamar, discret vu de loin, révèle sa richesse en approchant. Un bateau glisse sur l’eau paisible, et soudain, une chapelle de pierre rouge se détache, posée face à l’horizon.
Élif a murmuré : « Les princesses vivaient ici ? » Tout semblait prêt à inspirer un conte. L’église arménienne du Xe siècle est sculptée directement dans la paroi. À l’extérieur, des fresques en relief racontent des récits anciens, mêlant foi et symboles, lions et rois, anges et bateaux.
Aylin a partagé la légende de Tamara, une jeune femme attendant son amoureux chaque nuit. Kerem, fasciné, a illustré la scène dans son carnet, traçant une embarcation défiant les flots. Julien, absorbé, détaillait quant à lui les motifs qui ornaient la façade en silence.
Autour, tout semblait suspendu : des oiseaux tournoyaient au-dessus des falaises, le clapotis léger contre les rochers, un figuier offrait de l’ombre. Le repas du midi s’est improvisé sur l’herbe, face aux cimes enneigées de l’autre rive.
Akdamar reste gravée dans leur mémoire comme un écrin hors du temps. Ce n’est pas un site grandiose par la taille, mais par l’émotion qu’il provoque. Même les enfants l’ont ressenti : quelque chose d’ancien, d’intact, continue ici de murmurer à ceux qui écoutent vraiment.
🧗 Le Mont Ararat : sommet mythique et mystère biblique
Dans la famille Demir, le Mont Ararat fascine. Ce volcan endormi, perché à l’extrémité orientale de la Turquie, domine l’horizon avec son allure presque irréelle. Kerem en a fait son repère préféré, qu’il trace sur chaque carnet comme un phare de ses aventures imaginaires.
On dit que l’arche de Noé s’y serait arrêtée. Ce simple récit suffit à enflammer les soirées. Aylin y ajoute des contes anciens. Elif, elle, transforme les reliefs en personnages fantastiques, avec des voix différentes pour chaque pic.
Ils ne l’ont pas escaladé, mais ont exploré les plateaux qui l’entourent, où le relief brut contraste avec la douceur de l’air. Julien, inspiré par les tons changeants du massif, peignait des paysages silencieux. Kerem inscrivait sur ses croquis de petites scènes observées : un campement de bergers, un animal solitaire, un rocher au sommet plat.
L’ambiance les a marqués. Loin des routes, loin des foules, ils ont retrouvé ce que le silence peut révéler. Le vent soufflait juste assez pour emporter les mots, mais pas les pensées.
Ils se sont promis de revenir. Peut-être plus forts. Peut-être plus prêts. Ou simplement pour rester là, à regarder, sans aller plus haut.
🐚 La plage de Patara : entre ruines antiques et dunes dorées
Un ruban de sable fin qui semble ne jamais finir, bordé par la Méditerranée d’un côté et les traces d’une cité oubliée de l’autre. En arrivant ici, les Demir ont ressenti un calme immédiat, comme si le monde ralentissait juste pour eux.
Aylin, touchée par l’atmosphère, a raconté aux enfants l’histoire de ce port de Lycie, jadis prospère. C’est aussi là qu’est né Saint Nicolas. Pendant ce temps, Julien croquait les colonnes couchées parmi les herbes, pendant qu’Elif partait à la chasse aux coquillages, persuadée qu’ils portaient des messages secrets.
Kerem a ressorti son carnet et relié les différentes parties du site antique à l’aide de traits discrets. Il a aussi dessiné l’ombre d’une tortue marine près du rivage, repérant les zones protégées signalées par des panneaux en bois.
Quand le ciel s’est teinté de rose, la famille a gravi les hauteurs sablonneuses. Le vent était doux, la lumière devenait dorée, et l’on n’entendait presque plus rien, si ce n’est le ressac discret au loin.
Ce coin de Méditerranée leur a offert bien plus qu’une promenade. Un espace de silence et de beauté, entre passé et instant présent. Un souvenir à garder tout contre le cœur, comme les petits trésors qu’Elif a glissés dans sa poche.